Dernière minute
Société
"La classe fait la différence", est le message que l'un de ceux qui ont décidé de nous conseiller par ce genre de leçons circulaires a choisi de nous faire parvenir ce jour.
L'expression "la classe fait la différence" signifie que l'élégance naturelle, le style, le niveau de distinction…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Les efforts de la République démocratique du Congo (RDC) dans la lutte contre la Maladie à virus Ebola qui sévit dans la province de l’Ituri et dans l’Est du pays précisément au Nord et au Sud-…
Étranger
BEIJING, 1 juillet (Xinhua) Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a rencontré Maria Fernanda Espinosa, ancienne présidente de l'Assemblée générale des Nations Unies et candidate au…
Nation
Le Président sud-africain, Cyril Ramaphosa, est arrivé ce jeudi 2 juillet 2026 à Kinshasa pour une visite de travail de quelques heures, dans le cadre de son mandat de Champion de l'Union…
Forum diplomatique d’Antalya: Félix Tshisekedi plaide pour un multilatéralisme rénové et une intégration régionale concrète
À la tribune du Forum diplomatique d’Antalya 2026, le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a livré une intervention dense et structurée, au croisement des enjeux économiques, sécuritaires et géopolitiques contemporains. Invité au panel des leaders consacré au rôle de l’appropriation régionale dans un monde en mutation, le chef de l’État congolais a esquissé les contours d’un ordre international qu’il appelle à rééquilibrer.
Dans un contexte mondial marqué par une instabilité persistante et une recomposition accélérée des rapports de force, Félix Tshisekedi a dressé un constat sans détour : le multilatéralisme vacille sous les coups répétés des logiques unilatérales, tandis que la tentation du fait accompli gagne du terrain. Face à cette dérive, il a insisté sur la nécessité de réaffirmer les principes fondamentaux du droit international.
LA SOUVERAINETÉ, L'INDÉPENDANCE ET L'INTÉGRITÉ TERRITORIALE DES ÉTATS, SOCLE D'UN ORDRE INTERNATIONAL JUSTE
« L’indifférence n’est jamais une option », a-t-il martelé, évoquant les crises qui secouent plusieurs régions du monde. Du Soudan à l'Ukraine, en passant par le Moyen-Orient, ces conflits, selon lui, rappellent avec acuité que la souveraineté, l’indépendance et l’intégrité territoriale des États ne sauraient être relativisées. Elles constituent, a-t-il souligné, le socle intangible d’un ordre international juste et la condition sine qua non d’une paix durable.
Appliquant ces principes à la situation régionale, Félix Tshisekedi a défendu une approche globale de la stabilité dans la région des Grands Lacs. Loin d’une lecture exclusivement sécuritaire, il a plaidé pour une stratégie intégrée, combinant coopération sincère entre États, lutte déterminée contre les groupes armés, et prise en compte des dimensions politiques, économiques, humanitaires et judiciaires.
Au cœur de cette vision, l’intégration régionale apparaît comme un levier décisif. Mais pas à n’importe quel prix. Pour le chef de l’État Félix Tshisekedi, elle doit dépasser le cadre formel des institutions pour se traduire en résultats tangibles : infrastructures interconnectées, chaînes de valeur régionales et retombées concrètes pour les populations. Une intégration « utile », en somme, fondée sur la complémentarité des économies et la valorisation responsable des ressources.
À Antalya, devant un parterre de dirigeants venus partager leurs analyses des grands défis contemporains, le président congolais a ainsi repositionné son pays comme un acteur engagé dans la refondation d’un multilatéralisme plus équitable et plus efficace. Une prise de parole qui s’inscrit dans une diplomatie proactive, soucieuse de conjuguer souveraineté nationale et solidarité régionale dans un monde en pleine redéfinition.
Jérémie ASOKO