Dernière minute
Société
"Soyez patient les hommes qui savent supporte et attendre sont heureux." La leçon est là, rappelant à ceux qui s'impatientent pour si peu le dividende à tirer en étant patients. Le véhicule Mercedes Benz Sprinter nous aide encore à nous enseigner par cette citation.
…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Les autorités sanitaires ont fait le point lundi 28 septembre sur trois épidémies. L’Institut national de santé publique (INSP) a présidé une réunion de coordination. Ebola, le choléra et la…
Étranger
L'année 2026 marque le 50e anniversaire du décès du Premier ministre Zhou Enlai. En tant qu'éminent homme d'État et diplomate de la Chine nouvelle, le Premier ministre Zhou a accordé à l'Afrique…
Nation
(Chronique de Jacques Fumunzanza)
Arbres abattus, espaces verts grignotés : la capitale congolaise voit son patrimoine végétal reculer sous la poussée du béton. Du Boulevard du 30 juin à…
Forum diplomatique d’Antalya: Félix Tshisekedi plaide pour un multilatéralisme rénové et une intégration régionale concrète
À la tribune du Forum diplomatique d’Antalya 2026, le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a livré une intervention dense et structurée, au croisement des enjeux économiques, sécuritaires et géopolitiques contemporains. Invité au panel des leaders consacré au rôle de l’appropriation régionale dans un monde en mutation, le chef de l’État congolais a esquissé les contours d’un ordre international qu’il appelle à rééquilibrer.
Dans un contexte mondial marqué par une instabilité persistante et une recomposition accélérée des rapports de force, Félix Tshisekedi a dressé un constat sans détour : le multilatéralisme vacille sous les coups répétés des logiques unilatérales, tandis que la tentation du fait accompli gagne du terrain. Face à cette dérive, il a insisté sur la nécessité de réaffirmer les principes fondamentaux du droit international.
LA SOUVERAINETÉ, L'INDÉPENDANCE ET L'INTÉGRITÉ TERRITORIALE DES ÉTATS, SOCLE D'UN ORDRE INTERNATIONAL JUSTE
« L’indifférence n’est jamais une option », a-t-il martelé, évoquant les crises qui secouent plusieurs régions du monde. Du Soudan à l'Ukraine, en passant par le Moyen-Orient, ces conflits, selon lui, rappellent avec acuité que la souveraineté, l’indépendance et l’intégrité territoriale des États ne sauraient être relativisées. Elles constituent, a-t-il souligné, le socle intangible d’un ordre international juste et la condition sine qua non d’une paix durable.
Appliquant ces principes à la situation régionale, Félix Tshisekedi a défendu une approche globale de la stabilité dans la région des Grands Lacs. Loin d’une lecture exclusivement sécuritaire, il a plaidé pour une stratégie intégrée, combinant coopération sincère entre États, lutte déterminée contre les groupes armés, et prise en compte des dimensions politiques, économiques, humanitaires et judiciaires.
Au cœur de cette vision, l’intégration régionale apparaît comme un levier décisif. Mais pas à n’importe quel prix. Pour le chef de l’État Félix Tshisekedi, elle doit dépasser le cadre formel des institutions pour se traduire en résultats tangibles : infrastructures interconnectées, chaînes de valeur régionales et retombées concrètes pour les populations. Une intégration « utile », en somme, fondée sur la complémentarité des économies et la valorisation responsable des ressources.
À Antalya, devant un parterre de dirigeants venus partager leurs analyses des grands défis contemporains, le président congolais a ainsi repositionné son pays comme un acteur engagé dans la refondation d’un multilatéralisme plus équitable et plus efficace. Une prise de parole qui s’inscrit dans une diplomatie proactive, soucieuse de conjuguer souveraineté nationale et solidarité régionale dans un monde en pleine redéfinition.
Jérémie ASOKO