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Didace Pembe pleure un tuteur
C’est une grosse tristesse de perdre une personne de la trempe du cardinal Monsengwo. En tant qu’originaire du Maindombe, je ne sais pas si nous aurons encore une telle personnalité.
Il était mon tuteur lorsque j’étais allé en Europe. Mgr Monsengwo était également le tuteur de mon frère qu’il avait inscrit à l’Université catholique de Bruxelles. C’est dire que le prélat fut très proche de notre famille. C’est toujours lui qui avait béni la grotte que j’ai construite chez moi ainsi que notre mariage religieux. C’est ainsi que je suis très attristé de perdre un homme d’une telle valeur.
La mort de Mgr Monsengwo est une grosse perte non seulement pour le Maïndombe et les Catholiques, mais aussi pour le pays tout entier, voire l’humanité.
Personne n’ignore ses relations avec les Papes Jean-Paul II, Benoît XVI et l’actuel, François. L’influence que le Cardinal Monsengwo avait au sein de l’Eglise catholique était immense.
Aussi demandons-nous à tous de rendre à l’Archevêque émérite de Kinshasa des honneurs dus à son rang.
Beaucoup connaissent l’illustre disparu peut-être de loin. Le Cardinal Laurent Monsengwo était un polyglotte qui parlait 14 langues. Et avec sa modestie légendaire, il m’a confié qu’il y avait une quinzième langue qu’il était en train d’apprendre, voire qu’il était en train de maîtriser : le swahili.
Mgr Monsengwo était d’une intelligence et d’une simplicité au point que l’on se demande combien l’humanité compte de tels hommes.
Il était également un des rédacteurs de la Constitution du HCR-PT. Ceci explique la facilité avec laquelle le prélat avait dirigé les travaux du Haut Conseil de la République-Parlement de Transition. Ceci démontre que le Cardinal Monsengwo connaissait le Congo et les Congolais. C’est pourquoi, sa disparition est une perte immense pour nous. Didace Pembe