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AU STADE DES MARTYRS : Le militaire Saïdi pointe son arme sur un journaliste lors d’un entraînement des Léopards
Un acte de barbarie inouï s’est déroulé, lors de l’ultime séance d’entraînement des Léopards de la RDC, hier mercredi 09 octobre au stade des Martyrs de la Pentecôte, en prévision du match de la 3è journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (Can ) Maroc 2025, contre les Taïfa Stars de la Tanzanie, qui aura lieu ce jeudi 09 octobre à 17h.
Le chevalier du micro et de la plume, Gede Luiz Kupa, journaliste à 7sur7.cd, a été brutalisé, plaqué au sol et s’est vu pointer une arme à feu par un militaire, le nommé Saïdi. Le tort de ce journaliste était tout simplement de saluer à distance l’attaquant vedette, Fiston Mayele. Cette scène a été filmée et la vidéo est devenue virale sur les réseaux sociaux.
Carton rouge en la personne de Saïdi, agent commis à la sécurité au stade des Martyrs . Le mieux c’est de tirer à bout portant contre le mot » incident » que certains peuvent évoquer car il s’agit bel et bien d’une » tragédie ». Ce n’est pas un premier geste venant d’un membre commis à la sécurité de l’ex-Kamanyola.
En plein XXIème siècle et dans le temple du football, se munir d’une arme à feu et la pointer devant toute personne voire un journaliste est inconcevable dans un pays normal et surtout que le sport rassemble.
Ce forfait est à mettre dans « l’anormalité de la normalité des choses » et point n’est besoin de recourir à l’Assistance vidéo à l’arbitrage (Var) pour en appeler à des sanctions disciplinaires, d’autant plus cette scène s’est déroulée en pleine journée, au vu et au su de toutes les personnes présentes à l’entraînement des Léopards.
« J’espère que tous les confrères présents au stade des Martyrs à l’entraînement des Léopards ont vu comment ce Monsieur Saidi m’a traité. Alors que Fiston Mayele me saluait à distance, le Monsieur est venu me brutaliser devant tout le monde, me planquer au sol avant de me pointer son arme. Pourtant je n’ai rien fait de mal du tout. Les témoins sont là et je lui demande d’assumer ses actes », a réagi à chaud, le confrère traumatisé, Gede Luiz Kupa qui promet de porter plainte.
LA PRESSE APPELÉE À FAIRE CHORUS ET IMPOSER LE RESPECT
Des réactions fusent de partout sur les différentes forums whatsapp des journalistes pour condamner fermément cet acte qui humilie toute la corporation, à l’image de Héritier Luyindula, Directeur de communication du TP Mazembe de Lubumbashi, qui se remémore le comportement irrespectueux à son endroit de certains membres commis à la sécurité toujours au stade des Martyrs lors du tournoi de l’Union des fédérations de football de l’Afrique centrale ( Uniffac). Il ne s’était pas plié et s’est battu énergiquement sous l’œil impuissant des membres de la Fecofa.
« Les gens ne sont pas vos moutons, il est temps que Saïdi et ses gars reviennent à terre. Lors de la finale de Coupe de l’Uniffac à Kinshasa, certains agents commis m’avait ciblé à la descente de la zone neutre, ils s’étaient opposés, même étant officiel, en ma présence à la cérémonie ».
« Je m’étais battu contre tous devant les délégués de la Fecofa, les supporters et autres pour me faire respecter. Le respect ne s’achète pas. J’avais dis aux mecs que s’il fallait que je passe nuit au cachot, j’étais prêt et aujourd’hui, ils ont appris la leçon ».
Saïdi agit selon les instructions et l’équipe nationale à travers la fédération. Il doit s’excuser. L’équipe nationale n’appartient pas à Saïdi ni à Desabre« , a-t-il vociféré.
Cet acte choquant soulève de sérieuses questions sur la sécurité des professionnels de médias et l’abus de pouvoir au sein des forces de l’ordre de la RDC dans des espaces dédiés au sport. Une arme n’a aucune place sur un terrain de football.
Gloire BATOMENE