Dernière minute
Société
"Mbisi ata akola na ebale pona kolamba ye il faut kaka kosokola ye !". Cette phrase est tirée de la chanson "Silivi" de Koffi Olomidé, de l'album Monde Arabe, sorti en avril 2004. L'expression signifie littéralement "Même si le poisson grandit dans le fleuve, pour le cuisiner,…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
* L'audience renvoyée au 12 mai pour suites des débats.
La Haute Cour militaire a décidé de renvoyer au mardi 12 mai la suite du procès du lieutenant-général Philémon Yav, ancien commandant…
Étranger
SEOUL, 10 mai (Yonhap) -- Alors que l'inspection du HMM Namu, navire marchand de la société sud-coréenne HMM Co. victime d'une explosion et d'un incendie en début de semaine, s'est achevée plus…
Nation
Le Gouvernement durcit le ton face à la montée des discours jugés injurieux et diffamatoires visant le Président de la République, Félix Tshisekedi sur les réseaux sociaux.
Ce…
Grâce à la vente de crédit carbone : La société ERA Congo/Wildlife réalise des ouvrages au profit des communautés locales à Mai-Ndombe
Le projet Maï-Ndombe REDD+, mis en œuvre par la société ERA Congo/Wildlife Works Carbon, connait des avancées louables dans son processus de vente des crédits carbones. Elle a écoulé sur le marché international plus de 20 millions de tonnes de crédits carbone sur 22 millions de tonnes certifiées issues dudit projet REDD+ Maï-Ndombe.
Selon le Pr Jean-Robert Bwangoy Bankanza Bolambee, Directeur pays de Era Congo, 25% de recettes générées par cette vente sont affectées au développement des communautés locales de Maï-Ndombe. Le Pr Bwangoy l’a confié au cours d’un café de presse organisé vendredi 10 mai à Kinshasa.
Grâce à ce fonds local de développement, plusieurs ouvrages d’intérêt communautaire ont été réalisés, notamment 22 bâtiments scolaires, un hôpital équipé de matériels modernes, des puits d’eau potable…
Le DG d’Era Congo explique qu’un arbre débout peut être monétisé comme la grume vendue sur le marché international.
« C’est comme ça que nous avons utilisé le processus REDD+ et avec ce processus là, nous produisons ce que nous appelons le crédit carbone. Là, je parle de crédit carbone forestier, la probabilité qu’une forêt aurait pu être détruite en l’absence du projet et la quantité probable de cette forêt qui aurait pu être détruite est convertie en équivalence biomasse. Et il est proposé en vente auprès des pays pollueurs« , a-t-il expliqué.
La Communauté d’abord
«La communauté a gagné 25% du brut. C’est avec ça que nous avons construit 22 bâtiments scolaires, un hôpital équipé de matériels modernes. Nous payons tous les enseignants pour une enveloppe salariale mensuelle, estimée à 2 millions $. Nous payons également les uniformes pour tous les enfants. Il y a désormais dans notre concession de l’eau propre à la consommation pour tous les villages », a indiqué le Pr Jean-Robert Bwangoy.
Ce dernier ne cache pas sa satisfaction pour le travail accompli dans le cadre du projet Mai-Ndombe REDD+ de Wildlife Works Carbon LLC. Il estime que son projet a produit plus que tous les projets du même type dans le monde. Et les communautés locales sont les heureuses bénéficiaires.
«Notre modèle consiste à rétrocéder 25 % de la valeur, soit un quart de toute la valeur brute vendue aux communautés locales. Nous partageons les bénéfices 50 %, 50 % avec le Gouvernement», souligne le numéro 1 du projet Maï-Ndombe REDD+, Jean Robert Bwangoy.
La société Era Congo est la première à vendre du crédit Carbonne issu de la protection des forêts primaires de la RDC. Le grand défi, c’est réussir à écouler de façon régulière du crédit carbone sur le marché international. Un crédit carbone est une unité équivalente à une tonne de CO2 évitée ou séquestrée.
Didier KEBONGO