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Ata na lifelo toko samba kaka". Cette phrase en lingala se traduit littéralement par : " Même en enfer, nous allons quand même plaider [notre cause].
Dans un sens plus imagé, cela signifie qu'on ne compte pas se laisser faire ou se taire, peu importe la difficulté…
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Avocats Sans Frontières (ASF) a lancé un projet d’assistance judiciaire à la prison centrale de Makala. Cette initiative permettra aux ONG locales travaillant avec AVS…
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À la tribune du Forum diplomatique d’Antalya 2026, le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a livré une intervention dense et structurée, au croisement des enjeux…
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Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en RDC et chef de la Mission de l’organisation des Nations Unies pour la stabilisation du Congo (Monusco), James Swan, a passé en…
Goma: Les écoles rouvrent les portes avec inquiétude et hésitation
Après près d’un mois de perturbations majeures causées par le conflit armé entre les FARDC et le mouvement M23, la réouverture des écoles à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, a eu lieu hier lundi 17 février. Cette reprise, bien qu’encourageante, fait face à de nombreux défis, notamment en termes de confiance des parents et de la situation des élèves déplacés.
La majorité des établissements scolaires, en particulier les écoles primaires privées, ont rénové leurs infrastructures et mis en place des mesures adaptées pour accueillir les élèves en toute sécurité.
Malgré cette réouverture, de nombreux parents demeurent sceptiques quant à l’environnement sécuritaire. Beaucoup affichent une inquiétude palpable, craignant pour la sécurité de leurs enfants dans un contexte encore instable. Une partie significative des élèves ayant fui les violences reste en déplacement, avec certains ayant trouvé refuge à Kinshasa, la capitale.
Les parents, séparés de leurs enfants, expriment leur frustration et leur désespoir face à un avenir incertain de leur progéniture. Ils craignent que la fin de l’année scolaire 2025, qui approche à grands pas, soit compromise pour leurs petits. Dans ce cadre, plusieurs d’entre eux ont sollicité l'intervention de la ministre de l’Éducation nationale. Ils espèrent que des mesures seront mises en place pour faciliter la réinscription de leurs enfants dans les établissements scolaires des villes où ils se sont temporairement installés, notamment à Kinshasa.
À mesure que la situation évolue, la nécessité d’un soutien éducatif et psychosocial pour les enfants touchés par la guerre devient primordiale. Les ONG et les autorités locales se voient confrontées à un défi d’envergure : rétablir non seulement un environnement d’apprentissage sûr, mais aussi offrir aux familles la sérénité nécessaire pour garantir le retour à l’école de leurs enfants.
Pascal NDUYIRI, au Nord-Kivu