Dernière minute
Société
"Mbisi ata akola na ebale pona kolamba ye il faut kaka kosokola ye !". Cette phrase est tirée de la chanson "Silivi" de Koffi Olomidé, de l'album Monde Arabe, sorti en avril 2004. L'expression signifie littéralement "Même si le poisson grandit dans le fleuve, pour le cuisiner,…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
* L'audience renvoyée au 12 mai pour suites des débats.
La Haute Cour militaire a décidé de renvoyer au mardi 12 mai la suite du procès du lieutenant-général Philémon Yav, ancien commandant…
Étranger
SEOUL, 10 mai (Yonhap) -- Alors que l'inspection du HMM Namu, navire marchand de la société sud-coréenne HMM Co. victime d'une explosion et d'un incendie en début de semaine, s'est achevée plus…
Nation
Le Gouvernement durcit le ton face à la montée des discours jugés injurieux et diffamatoires visant le Président de la République, Félix Tshisekedi sur les réseaux sociaux.
Ce…
FAUTE D’AVOIR RESPECTE SES ENGAGEMENTS ENVERS LE PNUD : Une entreprise bénéficiaire d’un projet PDL-145T menacée de sanctions
Une entreprise, basée dans la province du Maniema, ayant bénéficié d’un projet du Programme de développement local des 145 territoires (PDL-145T) est menacée d’être sanctionnée. Et pour cause ? L’entreprise présente un grand retard dans la mise en œuvre dudit projet au village Difuma 2, groupement Yenge, chefferie de Matapa, territoire Kimbombo, dans la province du Maniema. Le Représentant résident du PNUD/RDC, Damien Mama, qui y a effectué dernièrement une mission, a fait cette constatation malheureuse. D’où la menace sur cette entreprise non en règle.
Au cours de sa mission, le numéro un du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a procédé à la remise des ouvrages aux autorités provinciales et aux bénéficiaires, dans le cadre du Programme de développement local des 145 territoires (PDL-145T).
Damien Mama a profité de cette occasion pour évaluer l’exécution des travaux confiée à des entreprises partenaires de son organisme. C’est dans ce cadre qu’il s’est rendu à l’évidence : l’entreprise en question a failli dans les engagements pris envers le PNUD. En effet, elle présente un grand retard dans la mise en œuvre du PDL-145T dans le territoire de Kimbombo, précisément au village Difuma 2, groupement Yenge, chefferie de Matapa, dans la province du Maniema.
Indignée par la contre-performance de cette entreprise, Mme Fanny Fatima Omeonga, enseignante de 5ème année primaire, n’a pas hésité à exprimer sa déception : « Effectivement, nous sommes loin de voir sortir de terre des bâtiments sur lesquels se posent nos espoirs qui hélas s’émoussent suite au retard inquiétant enregistré par la société à qui ont été confiés les travaux de construction des infrastructures scolaires« .
DECEPTION DU VILLAGE ET DE L’EP DIFUMA
Elle a présenté la déception du village et de l’école primaire Difuma où l’entreprise défaillante n’a pas encore terminé la fondation des bâtiments, depuis le début des travaux en 2023. Ainsi a-t-elle lancé un appel pressant à toutes les parties prenantes au PDL-145T à prendre des dispositions qui s’imposent pour accélérer les travaux et doter le village Difuma 2 des bâtiments modernes au même titre que les autres entités qui en ont bénéficié dans la province du Maniema.
Le village Katako du territoire de Kailo connaît également le même sort. Dans ce village aussi les murs de l’EP Manwa sont inachevés. La situation est d’autant plus grave que le constructeur n’a pas respecté les standards internationaux, en plus du retard constaté doublé d’un déficit de dévouement dans le chef dudit prestataire.
Vu l’état des travaux, les témoins oculaires, dont notamment Joseph Ilunga, expert du comité technique de suivi du PDL-145T (CTPS) placé sous la tutelle du ministère du Plan, des journalistes membres du Réseau des communicateurs congolais de développement (RCDD) et les experts du PNUD n’ont pas caché leur déception.
Approchés par la presse, certains observateurs et bénéficiaires ont émis le vœu de voir les travaux de 41 infrastructures confiés à cette entreprise dont le seul et unique indicateur est l’EP Manwa, une école conventionnée catholique, située à 7 km de Kindu, être exécutés par une autre entreprise.
SAFRICAS LA BONNE ELEVE
Heureusement que toutes les entreprises ne se comportent pas de la même manière. C’est le cas de Safricas qui, par contre, se révèle comme une bonne élève qui exécute avec satisfaction les travaux de rénovation de l’EP Katete, au village Loponde, dans le territoire de Kibombo, dont le taux est situé à hauteur de 70%. Malheureusement sa performance a été plombée par d’énormes difficultés qu’elle a rencontrées sur le terrain.
Néanmoins, dans son speech, à l’occasion de la réunion de travail tenue avec le personnel local de son organisme, à la veille de la remise des infrastructures à l’EP Lomamba au village Muyengo, dans le territoire de Kailo, le Représentant résident du PNUD/RDC a voulu être très rassurant sur cette question. » Le PNUD est une machine dont le moteur est sûr. Cette machine est conçue de telle sorte que lorsque nous commençons un travail, nous le finissons toujours parce que nous avons une comptabilité d’engagement c’est-à-dire une fois le contrat signé, l’argent est bloqué dans le compte bancaire de l’entreprise qui est chargée des travaux. Cela nous permet de terminer et nous avons des modalités pour nous assurer que les sociétés qui exécutent les travaux le font suivant les normes qui ont été établies dès le départ suivant le cahier des charges. Et si l’entreprise manquait à son engagement, nous avons des mécanismes pour qu’elle rende compte, parfois même punir ». Mais nous espérons collectivement, a-t-il conclu, que nous n’arriverons jamais à cette étape et c’est pour cela nous avons une stratégie d’accompagnement de ces entreprises-là.
Pour mémoire, dans le cadre du Programme de développement local des 145 territoires (PDL-145T), le gouvernement a pourvu les 7 territoires de la province du Maniema de 103 infrastructures dont 65 écoles, 31 centres de santé et 7 bâtiments administratifs.
Muke MUKE