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FARDC : Gilbert Kabanda en appelle au strict respect de l’éthique et de la déontologie militaires
Le ministère de la Défense nationale et Anciens combattants vient d’initier un séminaire de grande envergure sur l’éthique et la déontologie au sein des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Tenues pendant trois jours au cours de ce mois de mai, ces assises ont bénéficié de la présence du président Félix-Antoine Tshisekedi, commandant suprême des Forces armées et de la police. Occasion pour le ministre Gilbert Kabanda Kurhenga d’exhorter les militaires congolais au strict respect de l’éthique et de la déontologie de leur noble métier.
D’après le ministre de tutelle, ce séminaire a été ‘‘un moment historique pour les FARDC’’. «Il y a bien longtemps, en effet, que les épaules galonnées, dans leur grande majorité, se sont réunis autour de leur Commandant Suprême pour réfléchir ensemble sur le premium moyens de leur carrière, sur le fondement des armées qui est le doublet ‘‘Ethique et déontologie militaire’’», a souligné Gilbert Kabanda.
«Vos réflexions et échanges en plénière, comme en ateliers, vous ont permis de vous remémorer, dans les détails, les théories d’éthique et de déontologie dans les armées et dans les relations civilo-militaires. Ils vous ont aussi permis de faire l’état des lieux- mieux le diagnostic — de la pratique de ces deux théories dans notre Armée», a indiqué le ministre de la Défense nationale et Anciens combattants.
«Enfin, des théories et diagnostics, vous avez chuté sur les pistes de solution pour une fructueuse pratique de l’éthique et de la déontologie militaires dans notre système de défense. Car, comme dit dans mon discours inaugural et surtout dans le mot d’ouverture du Commandant Suprême, notre armée est malade avant tout de son éthique et de sa déontologie», a renchéri Gilbert Kabanda, s’adressant aux officiers présents au séminaire et à qui il a tenu à transmettre ses sincères félicitations.
L’administration du traitement
Selon le ministre, ‘‘cette maladie n’est ni une gangrène ni un cancer métastasé. Elle est curable. Et le processus de guérison vient de franchir son premier pas par le diagnostic précis établi par ce séminaire. Doit suivre maintenant le deuxième pas, celui de l’administration du traitement’’.
«A ce sujet, note le ministre, je rappelle aux uns et aux autres que tout traitement a deux acteurs principaux : le malade et le médecin. Quelle que soit la puissance de la thérapeutique administrée par le médecin, si le malade n’y adhère pas totalement, elle n’atteint pas le résultat attendu : le malade ne guérit pas».
«Vos bonnes dispositions psychiques et votre adhésion intellectuelle totale seront donc indispensables pour que les résultats du séminaire atteignent les objectifs visés dans l’ensemble de nos forces armées. Pécheurs ou non chacun de vous, chacun de nous, est conscient que notre armée doit, sans plus tarder, reprendre le bon chemin de l’éthique et de la déontologie militaires, notamment à travers les pistes que vous avez arrêtées. Le Commandant Suprême, qui est l’ultime destinataire des recommandations du séminaire, en jugera souverainement», fait remarquer Gilbert Kabanda.
Mutations et permutations en vue
«Sans la moindre prétention sur les sanctions positives ou négatives qui découleront du séminaire, j’aimerais rappeler à vous tous, mesdames et messieurs les séminaristes, que la bonne ou la mauvaise pratique de l’éthique et de la déontologie ne dépend pas que du militaire. Elle peut dépendre en bonne partie et indirectement de la fonction dans laquelle l’acteur est placé, de l’environnement psycho-social dans lequel il travaille et des conditions d’exercice de ce travail», a tenu à marteler le ministre Kabanda.
«C’est pourquoi, a-t-il insisté, les mutations et permutations, voire les mises à la retraite sont l’un des modes d’amélioration de l’éthique et de la déontologie dans tout corps des métiers. Pour autant, bien entendu que ces mouvements préservent les droits moraux et matériels des personnes concernées».
Recommandations
Parmi les recommandations suggérées lors des travaux en atelier, les participants au séminaire ont préconisé entre autres de sensibiliser et de vulgariser les textes, de renforcer le contrôle et l’audit ; d’appliquer les sanctions positives et négatives ; de respecter le principe de mérite et de compétence ; d’organiser dans un délai court les états généraux de l’Armée.
Face à la complaisance dans le recrutement, ils ont recommander de former la population au patriotisme et de revisiter le système de recrutement. Quant au mauvais comportement de quelques militaires, les séminaristes suggèrent de renforcer les capacités par des formations permanentes ; de respecter les fondamentaux de l’Armée; de sensibiliser et sanctionner le mauvais comportement.
Et face à la précarité des conditions de vie du militaire, les séminaristes suggèrent d’appliquer scrupuleusement la loi portant statut du Militaire des FARDC. Ils ont aussi recommandé de promouvoir l’éducation à la nouvelle citoyenneté et de multiplier les actions interministérielles. De même, d’organiser des journées portes ouvertes. Ce qui a été récemment chose faite. Yves KALIKAT