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Service national : cap sur 50.000 tonnes de maïs en 2027, 100.000 tonnes à l'horizon 2030
Le Service national entend changer d'échelle dans sa production agricole. Lors d'un briefing de presse animé par le porte-parole du gouvernement Patrick Muyaya, en marge de la visite du président Félix Tshisekedi à Kaniama-Kaseke, dans le Haut-Lomami, le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik a annoncé que cette structure vise une production de 50.000 tonnes de maïs en 2027, avant d'atteindre 100.000 tonnes à l'horizon 2030, avec l'ambition de devenir la plus grande ferme céréalière d'Afrique.
Le commandant en chef du Service national a présenté les progrès réalisés depuis la relance de cette structure en 2019, qu'il attribue à la volonté du Président de la République de faire du Service national un levier de production agricole, de formation et de réinsertion des jeunes.
"Lorsque nous sommes arrivés au Service national, il n'existait même pas de relais fiable entre 1.000 tonnes de maïs en une année. Avant 2019, il n'y avait même pas une tonne de maïs produite ici. Le Service national, dans son format actuel, est l'œuvre du Président Félix-Antoine Tshisekedi", a déclaré Jean-Pierre Kasongo Kabwik.
PLUS DE 30.000 TONNES DE MAÏS DÉJÀ RÉCOLTÉES
Il explique que les résultats de la campagne agricole en cours témoignent de cette montée en puissance. Plus de 30.000 tonnes de maïs ont déjà été récoltées, alors que la campagne n'est pas encore achevée.
"Cette année, nous allons avoisiner une production annuelle de 38.000 tonnes de maïs. Avec de nouveaux moyens à notre disposition, nous disposons de machines formidables dont une seule peut labourer jusqu'à 400 hectares", a-t-il expliqué.
Fort de cette mécanisation, le Service national nourrit désormais les ambitions les plus élevées.
"Pour l'année prochaine, nous projetons de produire 50.000 tonnes de maïs. Si nous disposons de terrains suffisamment défrichés et préparés, nous pourrons produire près de 100.000 tonnes", a-t-il affirmé.
UNE PRODUCTION DE 100.000 TONNES DE MAÏS D'ICI TROIS ANS
Au-delà des superficies cultivées, le Service national investit dans des infrastructures destinées à renforcer toute la chaîne de valeur agricole.
"Des silos modernes sont en cours de construction, associés à une minoterie moderne d'une capacité annuelle de 100.000 tonnes de farine de maïs. Nous disposons également de séchoirs et d'une usine de décorticage. Il s'agit d'un dispositif complet", a indiqué le commandant en chef.
À terme, Jean-Pierre Kasongo Kabwik estime que le site de Kaniama-Kaseke pourrait devenir une référence sur le continent.
"Conformément aux instructions reçues du Commandant suprême, le Service national doit produire 100.000 tonnes de maïs d'ici trois ans. Sans fausse modestie, le Service national pourra être la plus grande ferme agricole d'Afrique", a-t-il soutenu.
L'ÉLEVAGE ET LA RÉINSERTION DES JEUNES EN PLEINE EXPANSION
Le responsable du Service national a également insisté sur les avancées enregistrées dans l'élevage. Le cheptel est passé de quatre têtes de bétail il y a quelques années à plus de 9.000 aujourd'hui, avec un objectif de 20.000 têtes dans les trois prochaines années.
Il a surtout insisté sur le rôle des jeunes formés au sein du Service national, réintégrés dans la vie civile.
"Kuluna dans la transformation de Kaniama-Kaseke, je suis convaincu que ces jeunes vont devenir les bâtisseurs de la Nation, nous le voyons tous les autres activités du centre", a souligné Jean-Pierre Kasongo.
Interrogé sur les processus de réinsertion, il a expliqué que la discipline constitue le socle de leur transformation.
"Nous leur inculquons d'abord la discipline, puis les valeurs civiques et patriotiques. Ensuite, nous les formons à différents métiers : conducteurs d'engins agricoles, mécaniciens agricoles, peintres, menuisiers ou encore carreleurs. Grâce à cette formation, ces jeunes sont aujourd'hui capables de produire les résultats que vous constatez", a-t-il affirmé.
UN NOUVEAU CENTRE HOSPITALIER INAUGURÉ
En marge de cette visite, le président Félix Tshisekedi a inauguré le Centre hospitalier Mama Denise Nyakeru, un établissement entièrement réhabilité après avoir été longtemps à l'abandon.
Selon la Présidence de la République, cette infrastructure, équipée de matériels médicaux de dernière génération, participe à l'amélioration des services de santé offerts à Kaniama-Kaseke en mémoire de l'épouse du Chef de l'État lors de son passage dans le Haut-Lomami.
Forts de son important lot de bâtisseurs de la Nation et des populations environnantes, cet accompagnement dynamique impulsé au développement agricole du Service national.
Jérémie ASOKO