Dernière minute
Société
Le Comité associatif résolu pour la défense des droits de l'homme (Coardho) antenne d'Irumu alerte sur des cas de perception forcée de jetons et de taxes illégales qui seraient imposés aux agriculteurs par des éléments attribués aux rebelles ADF à Pedau, dans la zone de Tembon, notamment sur l'…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Le 16 septembre est consacrée à la célébration de la journée internationale de l'identité sous le thème : " Mon identité. Mon ombre. Jamais séparées ! ". À cette…
Étranger
Le pape Léon XIV vient de mettre fin à la réduction des salaires des cardinaux et hauts responsables du Vatican, selon un décret pontifical publié le lundi 14 septembre 2026.
…
Nation
A l'approche de la date cible fixée au 20 septembre 2026 pour la reprise effective des vols de Congo Airways S.A, le vice-Premier ministre en charge des Transports, Jean-Pierre Bemba, avait…
Filles aînées et culture congolaise, «La Table des Yaya» réécrit l’héritage à Kinshasa
Derrière le statut de la fille aînée, communément appelée « Yaya » dans plusieurs cultures africaines, se cachent fréquemment des histoires de responsabilités précoces, de sacrifices silencieux et d’attentes écrasantes. C’est pour briser ce silence que le concept socio-culturel « La Table des Yaya » a organisé sa deuxième édition mercredi 29 juillet à Kinshasa.
Portée par Bitshilualua Kabeya, connue sous le nom de Bitshiluxe, l’initiative a proposé un cadre intimiste pour faire entendre des voix trop souvent invisibles, celles des filles aînées, piliers silencieux de nombreuses familles.
Réunie en petit comité, la rencontre visait à créer un lieu d’échange et de reconnaissance.
« En tant que fille aînée, j’ai aujourd’hui la force de partager mon histoire pour mettre en lumière ces responsabilités familiales, sociales et culturelles, souvent invisibles », a expliqué Mme Kabeya.
Selon elle, le rôle de fille aînée porte une lourde charge émotionnelle et symbolique dont on parle encore trop peu.
A l’entendre, ce concept invite également à dépasser les stéréotypes , accompagner, protéger, conseiller ou prendre soin des autres souvent au détriment de ses propres besoins pour explorer la condition des filles aînées dans toute sa complexité.
« C’est un espace de parole, de transmission et de réconciliation, où l’on apprend à poser un regard plus doux sur soi-même et sur les autres », a ajouté l’initiatrice.
Elle a en outre précisé que, derrière les attentes extérieures, il y a parfois des exigences que ces femmes se sont elles-mêmes imposées.
TROIS AMBITIONS DE LA TABLE DE YAYA
Ce projet s’articule autour de trois objectifs à savoir: reconnaître et valoriser les parcours des filles aînées, créer un espace de dialogue et construire une mémoire collective féminine.
Après un premier acte tenu en mai 2026 à Anvers, en Belgique, cette escale kinoise est un retour aux sources pour La Table des Yaya.
« La Table des Yaya est là pour libérer ces récits, honorer nos parcours et transformer des vécus individuels en une mémoire collective faite de force, de résilience et d’héritage », a conclu Bitshiluxe.
Tricya MUSANSI