Dernière minute
Société
Kosepela ezalaka na retar te. Ata ndele tokosepela kaka". Autrement dit, "Se réjouir n'est jamais tard !. Tôt ou tard, nous nous réjouirons quand même. ", telle est la traduction française de cette phrase en lingala. Un message trouvé, comme d'autres d'ailleurs sur la portière arrière d'un…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
La 12ème édition du Forum international des élites féminines (Fief) a officiellement démarré jeudi à Kinshasa pour renforcer les capacités des femmes et des jeunes filles et favoriser leur…
Étranger
Rabat - Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, accompagné de SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan, de SAR le Prince Moulay Rachid et de SA le Prince Moulay Ahmed, a adressé,…
Nation
Dans le quartier populaire de Delvaux dans la commune de Ngaliema, des artistes talentueux ont investi depuis plusieurs années un grand espace le long de la route qui va à Matadi, en passant par l…
Eve Bazaiba insiste sur l’impact de la décentralisation d’institutions sur la gestion des déchets et l’économie circulaire
La vice-Premier ministre, ministre de l’Environnement et Développement durable, Eve Bazaiba a attiré l’attention de tous les acteurs-clés, à savoir : les responsables des entités déconcentrées sur l’impact de la décentralisation des institutions concernant la gestion des déchets et aussi l’opportunité qui en découle dans la mise sur pied de l’économie circulaire. C’était à l’occasion du lancement de l’atelier sur la problématique de gestion des déchets en RDC, hier jeudi 26 janvier à Kinshasa.
Des responsables de différentes entités déconcentrées de la RDC, des partenaires techniques et financiers, des experts ont répondu massivement pour le coup d’envoi de ces travaux de grande importance sur des questions environnementales.
Dans son allocution, Eve Bazaiba a évoqué la collecte des déchets, leur tri. Puis la compilation des cadres juridiques et réglementaires en matière d’assainissement.
» Cet atelier vise donc à réunir les acteurs clés que vous êtes et que nous sommes ainsi que nos partenaires techniques et financiers en vue de réfléchir premièrement sur la politique de gestion des déchets en RDC, en mettant l’accent sur la collecte des déchets, le tri et autres.
CONDAMNER L’IMPUNITE, LE LAXISME
Deuxièmement, il est question de réfléchir sur la compilation des cadres juridiques et réglementaires en matière d’assainissement. Quelles sont les forces et les faiblesses parce que les cadres juridiques existent. Lorsque quelqu’un enfreint à la loi, pourquoi il y a l’impunité ? L’ impunité est aussi responsable entre autres du laxisme de la situation que nous connaissons au sujet des déchets qui jonchent les rues« , a-t-elle indiqué en condamnant avec fermeté l’impunité, le laxisme érigés en système en RDC.
La patronne de l’Environnement a nuancé sur le rôle de l’Exécutif national qui consiste à mettre sur pied la politique et les stratégies d’assainissement. Et que c’est au niveau des provinces, entités décentralisées et déconcentrées que l’opérationnalisation doit être effective.
« Troisièmement réfléchir sur l’impact de la décentralisation des institutions sur la gestion des déchets. Au niveau du Gouvernement central, la responsabilité en matière d’assainissement, c’est la politique et les stratégies. Nous concevons des politiques et des stratégies mais l’opérationnalisation c’est au niveau des provinces, entités décentralisées et déconcentrées.
Dans le cadre donc de la décentralisation, nous devons sortir ici avec une idée claire.
Quel est le rôle des responsables de rues, quartiers, communes, provinces, il n’y a que cette solution qui peut nous sortir de ce bourbier. Lorsqu’on parle de rue, c’est l’ensemble de foyers. Quel est notre rôle en tant que responsables dans nos foyers« , a-t-elle ajouté.
LES DÉCHETS, UNE MATIERE PREMIERE QUI GENERE LES FINANCES
« Enfin, je souhaiterais que nous sortions d’ici avec une idée claire et que nous soyons tous conscientisés, sensibilisés, que la gestion des déchets est aussi une opportunité dans le cadre de l’économie circulaire.
Aujourd’hui les déchets heurtent les sensibilités. Mais nous devons savoir que nous sommes peut-être en train de rêver, tout autour de nous la RDC, c’est devenu une matière première qui génère les finances, les moyens, les ressources dans le cadre de l’économie circulaire, qu’il y a possibilité d’avoir cette matière première gratuitement lorsque vous investissez et en tirez des dividendes.
Quand on parle des mécanismes de financement durable et efficace, nous avons des partenaires techniques et financiers au développement« , a souligné Eve Bazaïba.
La question des déchets au cours de ces dernières décennies en RDC est devenue une préoccupation majeure. La production des déchets dans les grandes agglomérations du pays a pris une allure inquiétante.
La production journalière moyenne des déchets solides dans la ville de Kinshasa qui compte plus de 15 millions d’habitants est estimée à 10.000 tonnes.
Débutées, le jeudi 26 janvier, ces assises sur la gestion des déchets en RDC se clôtureront, le samedi 28 janvier. Gloire BATOMENE