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Évacuation des véhicules de la voie publique : la mesure n’ a pas été exécutée
*Le gouvernement provincial de Daniel Bumba invité à relever le défi.
Les épaves des véhicules et les véhicules abandonnés sur différentes avenues de la ville de Kinshasa n’ont pas été évacués comme l’a décidé le Commissariat urbain de la police de la capitale. Aucun propriétaire de ces engins n’ a obtempéré au mot d’ordre des autorités. Cette fois-ci, nous espérons que cet Incivisme sera sans aucun doute suivi des sanctions sévères. D’ailleurs, le communiqué de la police relatif à cette mesure a indiqué que toutes les dispositions ont été prises pour son application effective. Nous attendons voir comment la hiérarchie de la police de la ville de Kinshasa va réagir face à cette indiscipline qui, avouons-le, a la peau dure. Quoiqu’il en soit, nous invitons le gouvernement provincial de Daniel Bumba investi le week-end dernier, à relever le défi de faire appliquer cette mesure.
Pour mémoire, ce n’est pas la première fois qu’une telle mesure est prise. Les fois antérieures, en dépit d’un énorme tapage médiatique, aucun résultat palpable n’a été enregistré. Les artères de Kinshasa sont restées toujours encombrées par ces engins bons pour la fourrière.
Le gouvernement provincial, qui vient d’être formé il y a à peine quelques jours, est appelé à faire la différence par rapport à ses prédécesseurs sur cette question. Il est inconcevable que durant plusieurs années, une décision salutaire de ce genre ne soit pas appliquée malgré l’implication de la police.
Après l’échec qui vient d’être enregistré, il faut se poser à présent des questions pour en déterminer les causes, car aucun citoyen, quel que soit son rang, n’est au-dessus de la loi. Il est aussi vrai que beaucoup de Congolais se comportent en vrais gangsters qui se croient comme dans une jungle. Il ne faut pas qu’il y ait nécessairement l’intervention musclée des forces de l’ordre pour se conduire en hommes civilisés.
Que faut-il faire pour mettre ce genre de personnes au pas ? Nous estimons que la meilleure approche consiste à commencer par une sensibilisation suivie de la conscientisation de ceux qui sont en marge de la loi. La réalité est que le Commissariat de la police de Kinshasa a lancé un communiqué demandant aux propriétaires des épaves de véhicules de les évacuer des places publiques . Nous pensons que cela n’ a pas suffit. Il fallait faire plus que ça.
Pour ce qui est advenu dans le passé, une certaine mollesse dans le chef de ceux qui auraient dû faire appliquer cette décision des autorités urbaines est à stigmatiser. Cette fois, il importe d’impliquer au plus haut point les éléments de la police qui seront spécifiquement chargés de mettre en application les dispositions des autorités. Cette stratégie vaut son pesant d’or étant donné que, pour échapper à la rigueur de la loi, certains de ces propriétaires inciviques se sont arrangés pour garer leurs véhicules dans les sous- commissariats de police moyennant paiement journalier des frais à ceux qui en assurent la garde.
Extirper le mal à ses racines
En tout état de cause, il faut reconnaître que ce qui se passe aujourd’hui en RDC prouve à suffisance que le mal est vraiment profond et qu’il est enraciné dans le mental des Congolais. Par conséquent, il est impératif d’extirper cette gangrère à partir de notre ADN en adoptant une certaine dictature dans la manière de faire respecter la loi.
Outre la mesure liée à l’évacuation des véhicules abandonnés sur la voie publique, nous constatons que celle concernant les heures d’ouverture et de fermeture des débits de boissons est déjà tombée dans les oubliettes sans avoir connu le moindre début d’exécution. Il en est de même pour celle relative au tarif des frais de transport. En dépit de l’existence d’un arrêté du gouverneur de province de Kinshasa en la matière, les chauffeurs des taxis et des taxis-bus s’en foutent éperdument et fixent les prix selon leur gré. Nous présumons que celle ayant trait aux Eglises de réveil ne connaîtra pas non plus une issue heureuse.
Une loi, même si elle est dure, doit être appliquée. Lex dura sed lex, disent les Romains.
Toutefois, il importe de souligner le fait qu’il est bon de prendre des mesures pour la bonne marche de la cité. Mais, en les prenant, il faut éviter que ces mesures n’entraînent pas d’autres problèmes. Comme pour les 17 véhicules calcinés dans un incendie à la fourrière de la police à la 16ème rue à Limete. Est-ce que ces véhicules ont été placés en fourrière pour subir ce sort ?
Muke MUKE