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Esu : la ministre Marie-Thérèse Sombo soumet le système éducatif LMD à l’évaluation de mi-parcours
Dès son entrée aux affaires étatiques, les rumeurs ont circulé sur l’éventuelle suppression de la mise application du système licence-maîtrise-doctorat (LMD) prévu par la nouvelle Loi-cadre de l’enseignement. L’on se rappellera que la ministre de l’Esu, dasn un communiqué, avait vite fixé l’opinion sur cette question qui défraie la chronique celle du maintien ou de la suppression du système LMD.
Par ailleurs, l’on se souviendra également de l’intervention d’un député national, lors de l’investiture du Gouvernement Suminwa, demandant au gouvernement de mettre de côté ce système qu’il a jugé de destructeur de la formation de l’élite congolaise.
En date du 6 août 2024, la ministre de l’Esu a pris une Note circulaire n°001 /MINESU/CAB.MIN/SASMT/CDM/2024 du 06 août 2024 à l’intention des chefs des établissements publics et privés de l’enseignement supérieur et universitaire concernant le lancement des travaux de la Commission nationale d’évaluation à mi-parcours du système Licence-maîtrise-doctorat «L.M.D».
Cette circulaire contient plusieurs dispositions pratiques entre autres : le lancement, en date du 10 août 2024, des travaux de la Commission nationale d’évaluation à mi-parcours du système L.M.D.
Cette initiative attire l’attention de plusieurs analystes qui s’attendent à la suppression pure et simple de ce système qu’ils jugent inopportun, tandis que d’autres positivistes souhaitent sa continuité.
Au regard de ce qui précède, il est nécéssaire d’éclairer l’opinion sur ce système qui gouverne l’univers de l’enseignement congolais car rendu obligatoire par le Gouvernement antérieur via le ministre Mohindo Nzangi qui avait pris la note circulaire n°002/MINESU/CAB.MIN/MNB/BLB/2022 du 22 février 2022 adressée aux chefs des établissements de l’enseignement supérieur et universitaire concernant les dispositions modifiant et complétant l’instruction académique n°023 relatives à la mise en œuvre du système Licence-Maîtrise-Doctorat dans les établissements de l’enseignement supérieur et universitaire.
QUID DU SYSTEME LMD ?
Le système L.M.D ou système de Bologne est apparu dans les années 1930 dans un contexte de mondialisation comme structure. Il vise l’amélioration des systèmes éducatifs, les échanges internationaux des chercheurs, la mobilité des chercheurs et étudiants, etc. le concept et la méthode de ce système répondent à une demande sous trois aspects : les décideurs politiques, les chercheurs et les acteurs de l’éducation et le marché du travail.
QUAND LE SYSTEME LMD FUT-IL INTRODUIT EN RD CONGO ?
C’est par la Loi-cadre n° 14/004 du 11 février 2014 de l’enseignement national que le système LMD fût introduit dans l’enseignement congolais.
L’on peut donc scruter son exposé des motifs dans son point 6 qui ajoute parmi les innovations: «l’introduction progressive à l’université du système Licence-Maîtrise-Doctorat, dont la finalité est d’harmoniser les cursus dans l’enseignement supérieur et universitaire et favoriser la mobilité du personnel et de l’étudiant à l’échelle mondiale».
C’est donc à l’idée de refondation du système éducatif congolais que le législateur congolais a adopté ce système. Ses défis consistent également à contribuer au développement socio-économique de la RD Congo, à faire accéder l’Esu dans les universités à l’échelle internationale, à favoriser la formation aux TIC, la pluridisciplinarité linguistique et la mobilité des professeurs, des chercheurs, et des étudiants.
L’article 238 de la Loi-Cadre dispose que dans un délai de douze mois suivant la promulgation de ladite loi, le Gouvernement est tenu de prendre toutes les mesures réglementaires d’application.
A Kinshasa, c’est l’Université catholique du Congo (UCC) qui a été l’une des premières Institutions à intégrer le système LMD au cours de l’année académique 2012-2013.
Cependant face aux diverses réactions après mise en application de ce système, l’on s’interroge sur la suite à y réserver. Et cela doit se faire avec tout le sérieux possible étant entendu que l’éducation est l’une des missions régaliennes de l’Etat. A ce propos, Nelson Mandela avait raison d’affirmer que l’éducation est l’arme la plus puissante que l’on puisse utiliser pour changer le monde.
QUE MAINTENIR EN RDC ENTRE LE SYSTEME LMD ET L’ANCIEN SYSTEME?
D’emblée, il faudra affirmer que le système LMD n’est pas du tout destructeur comme d’aucuns le pensent, car si les autres Etats évoluent paisiblement avec ce système, toutes choses restant égales par ailleurs, la RD Congo pourrait s’adapter normalement à ce système.
Mais il est important de cerner où le bât blesse. Et parmi les problèmes à relever figure l’absence d’outils technologiques. En effet, la mondialisation rime avec la technologie, et les pays dépourvus d’une technologie adéquate sont placées sur la liste des pays du tiers monde. L’internet également est l’un des outils importants dans ce système.
La Commission nationale d’évaluation à mi-parcours du système LMD sous la supervision de la ministre, étant elle-même professeure d’universités, aura la lourde charge de cibler les points positifs et négatifs.
Mais il importe de noter que plusieurs Etats ont mis du temps avant de mettre en application ce système qui nécessite la réunion de plusieurs préalables.
ET SI LE RAPPORT DE LA COMMISSION N’EST PAS FAVORABLE AU SYSTEME ?
Au nom du principe de parallélisme de forme et compétence, seule une autre loi-cadre ne pourra abroger la loi-cadre qui a institué le système L.M.D, et donc la charge reviendra au Parlement de prendre une autre loi-cadre comme en 2014.
De l’autre côté, l’acte réglementaire du ministre Mohindo ne peut être mis en cause par le rapport de la Commission, il faudra encore un autre arrêté de la même autorité (Ministre de l’Esu) pour suspendre la mise en application dudit système.
La suite, nous la connaîtrons à la publication du rapport de la Commission et de la décision que prendra la Ministre. L’avenir nous en dira plus.
Eden BONDO/Stagiaire