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EPST : le Tenasosp ce jeudi pour les élèves de la 8ème année
* Quid de la réforme scolaire de 1982 supprimant le Cycle d’orientation naguère sanctionné par un brevet ?
A l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST) en RD Congo, l’heure est à l’organisation des concours évaluatifs des finalistes de différents cycles. Après l’Epreuve nationale de fin d’études primaires (ENAFEP), le mardi dernier, voici le Test national d’orientation secondaire et professionnelle (TENASOSP) pour deux jours. Le coup d’envoi sera donné ce jeudi 14 juillet sur l’ensemble du pays, renseigne à Forum des As, un inspecteur de pool du secondaire de la province éducationnelle de Tshangu, joint au téléphone hier mardi.
» Il s’agit d’un nouveau test destiné aux élèves de la 8ème année, soit l’ancienne 2ème année secondaire et sera sanctionné par la remise de brevet aux lauréats,« , explique la même source.
Cependant, de nombreux techniciens du secteur de l’Epst font remarquer des incohérences conceptuelles voire fonctionnelles, contenues dans cette réforme scolaire de 2019 ayant consacré la suppression des deux premières années du secondaire. On rappelle qu’à la faveur de cette réforme, les classes de 1ère et de 2ème année du secondaire devenaient d’office, le prolongement du cycle primaire. D’où, l’appellation 7ème et 8ème année.
Dès lors, on comprend que le cycle primaire en RD Congo dure 8 ans, au lieu de six années traditionnelles. Si c’est ça l’esprit et la lettre de la réforme scolaire sus-évoquée, comment peut-on alors organiser à la fois, deux tests certificatifs pour le même cycle du primaire? De deux choses l’une. Soit que l’on revienne à l’ancien système qui prévoit six ans du cycle primaire sanctionné par un certificat de fin d’études. Soit, que l’on applique la réforme qui prolonge le cycle primaire jusqu’aux deux premières années du secondaire et organiser un test évaluatif.
Dans la seconde hypothèse, l’ENAFEP pour les élèves de 6ème primaire ne se justifie plus, si la 8ème année constitue le parachèvement du cycle primaire. Au demeurant, l’introduction du TENASOSP sonne comme une sorte de négation même de la réforme. Cela, à plus d’un égard. D’abord, sur le plan fonctionnel. Si l’on admet que le cycle primaire s’achève désormais à la 8ème année, c’est que logiquement, les élèves concernés ne devraient plus payer les frais scolaires. Car, ils seraient eux aussi logés dans l’enseigne de la gratuité de l’Enseignement de base en vigueur depuis l’année scolaire 2019-2020, dans tous les établissements publics.
Or, il se fait malheureusement, que les élèves de 7ème et de 8ème année ne soient pas concernés par ce régime de gratuité. De ce point de vue, le prétendu changement apporté dans l’organisation des cycles d’études primaires et secondaires en RD Congo ressemble à du vernis. Pour ne pas parler d’une réforme cosmétique et mal pensée.
« UNE REFORME POLITISEE »
Interrogé sur la problématique de cette réforme, un haut cadre de l’Inspection générale de l’Enseignement a réagi, non sans empressement, que ce changement a beaucoup plus été motivé par des raisons politiques que pédagogiques.
« Quand nous aurons fini toutes les épreuves restantes, à savoir le TENASOSP et l’Examen d’Etat, nous envisagerons la tenue des états généraux de l’EPST, en vue d’une évaluation sans complaisance de la réforme de 2019. Blanchis sous le harnais, nous devons avouer, en tant qu’expert du secteur, qu’il se pose des problèmes à résoudre avant la prochaine rentrée scolaire« , confesse sous couvert de l’anonymat, cet enseignant assis contacté par Forum des As.
Et d’ajouter : « Quand les autorités politiques décident, nous n’avons aucune autre marge d’opposer la moindre résistance. Quand bien même nous essayions de faire de propositions contraires, c’est finalement le politique qui s’impose et l’emporte sur la technicité et l’expertise. Bien dommage ! »
UNE « EXHUMATION » TACITE DU DEFUNT CYCLE D’ORIENTATION?
Après le départ des Belges, le secteur de l’Education nationale connu plusieurs réformes en RDC. Entre autres, la réforme portant suppression des items de type traditionnel de l’Examen d’Etat, l’introduction du système à choix multiples depuis la décennie 70. S’ajoutent à cela, la réforme scolaire de 1982 portant suppression du Cycle d’orientation (C.O) et celle de 1986 qui a instauré l’Oral de français et la dissertation pour tous les candidats admis au Bac ou finalistes des humanités.
Vu de nombreux observateurs avertis du secteur de l’EPST en RD Congo, l’introduction d’un Test national d’orientation secondaire et professionnelle, ressemble dès lors, à une exhumation tacite du Cycle d’orientation (C.O), autrefois sanctionné par un brevet. Alors, si tel est le cas, les mêmes observateurs pensent qu’il appartient au ministre de tutelle de formaliser les choses. Concrètement, Tony Mwaba devrait prendre un arrêté rendant nul celui de 1982 supprimant le C.O.
Tout bien considéré, la réforme scolaire de 2019 en RD Congo semble avoir crée plus de problèmes qu’elle n’en résout. D’où, l’impératif d’une évaluation rigoureuse de ce changement pour de choix de nouveaux postulats susceptibles de qualifier un système d’Enseignement primaire, secondaire et technique à tous égards honni. Grevisse KABREL