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Envahis par plus de 5000 églises de réveil, Les Kinois en proie aux pollutions sonores
Au terme d'une petite enquête minute effectuée dans près de douze communes, il se révèle que la ville de Kinshasa compte plus de 5.000 églises de réveil. Si l'enquête s'étendait sur l'ensemble de la capitale, il est évident que le chiffre serait gastronomique. Le fond du problème n'est pas le nombre d'églises comme tel, mais les conséquences de pollutions sonores qu'elles occasionnent.
Les premières victimes sont les voisins malades qui ne peuvent pas jouir de la quiétude dont ils ont grandement besoin.
Ensuite, il y a des élèves et des étudiants qui sont privés de moment de concentration, surtout le soir.
Les mesures existent, mais pas appliquées
Le gouvernement a pris à maintes reprises des mesures pour lutter contre les nuisances sonores émanant des églises de réveil et des débits de boissons, mais faute de suivi rigoureux lesdites mesures sont restées lettre morte.
Le moment est venu de réactiver ces mesures étant donné que le projet "Kinshasa ezo bonga" concerne également la quiétude des citoyens.
Si les Kinois s'indignent aujourd'hui par rapport à cette situation, c'est parce que les pasteurs des églises de réveil doivent servir de modèles d'obéissance aux autorités politico-administratives, eux qui enseignent à leurs fidèles le respect de la hiérarchie.
Au-delà des mesures concernant les nuisances sonores, il se pose également la question de promiscuité entre les débits de boissons et ces églises.
Si l'on ne prend garde, nous risquons de connaître des échauffourées entre les partisans de deux camps. C'est pourquoi, comme le dit un célèbre adage, vaut mieux prévenir que guérir en faisant appliquer avec fermeté ces mesures qui existent sur papier.
Muke MUKE