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EN PRÉVISION DE LA 80eme ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE L' ONU À NEW-YORK : Kinshasa saisit l'occasion pour faire reconnaître à l'international les génocides congolais
Le Gouvernement congolais envisage de renforcer sa mobilisation diplomatique en faveur de la reconnaissance internationale du génocide congolais, après les récentes démarches lors du 60è Conseil des droits de l'homme à Genève, Suisse. Ce, en prévision de la 80è Assemblée générale de l'Organisation des nations unies qui va se dérouler à New-York, aux États-Unis d'Amérique, du 22 au 29 septembre, placée sous le thème : " Mieux ensemble: 80 ans et plus pour la paix, le développement et les droits humains".
Kinshasa voudrait capitaliser la 80ème Assemblée générale de l'Onu pour poursuivre son offensive diplomatique concernant la reconnaissance des génocides commis sur le territoire.
" En marge de la 80ème session de l'Assemblée générale des Nations Unies à New York, le Fonds national des réparations des victimes des violences sexuelles liés aux conflits et des victimes des crimes contre la paix et la sécurité de l'humanité (Fonarev) en partenariat avec la Commission interinstitutionnelle d'aide aux victimes et de soutien aux réformes (CIA-Var) et la Mission permanente de la RDC, organisera une conférence intitulée : " Trente ans de conflits armés en RDC : appel à la reconnaissance des génocides oubliés, à la vérité et à la justice", renseigne le compte X du Fonarev.
Selon les organisateurs, cet événement visera à : porter un plaidoyer puissant pour la reconnaissance des génocides longtemps passés sous silence en RDC ; réclamer vérité, justice et réparations, en instaurant un véritable processus de mémoire et de dignité pour les victimes. Une conférence d'engagement, de sensibilisation et de solidarité internationale.
L' ACCORD DE WASHINGTON ET DE DOHA AU MENU
À l'occasion de la commémoration du 3è anniversaire du génocide congolais pour des gains économiques (Genocost), le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi avait annoncé une campagne politique et diplomatique que va mener dans les prochains jours le Gouvernement en vue d'obtenir la reconnaissance internationale du génocide congolais.
Le mois de septembre rime avec la plus grand'messe annuelle sur le plan politique et diplomatique dans le monde à New York. Vu de la RDC, selon certains observateurs et vieux routiers de la politique internationale, Félix-Antoine Tshisekedi va faire un état des lieux de l'Accord de Washington signé avec le Rwanda le 27 juin dernier sous les auspices des États-Unis d'Amérique avec le président Donald Trump, le 27 juin dernier.
Dans la même optique, le chef de l'État congolais va passer en revue le processus de Doha, dialogue entre Kinshasa et la rébellion de l'AFC/M23 soutenue par le Rwanda sous la médiation du Qatar. Depuis la signature de la déclaration de principes en juillet, le processus piétine.
Les protagonistes-antagonistes en conflit ne cessent de s'accuser en se jetant les responsabilités en dépit de la signature du mécanisme d'échange des prisonniers. Dans le même registre, les questions relatives à la situation politique et celles à l'environnement surtout à la veille de l'ouverture des travaux de la Cop 30 et tant d'autres sujets ne manqueront pas dans l'intervention de Félix-Antoine Tshisekedi
Les représentants des 193 États membres de l'Onu ainsi que deux délégations d'observateurs, prendront la parole lors du 80ème débat général de l'Organisation, qui se tiendra dans l'emblématique salle de l'Assemblée générale. Une série de réunions de haut niveau se tiendra parallèlement dans l'enceinte de cette organisation internationale, afin d'aborder certains des défis les plus urgents auxquels l'humanité est confrontée.
KAGAME AUX ABONNÉS ABSENT
De la guerre et du changement climatique à l'inégalité entre les sexes et aux dilemmes éthiques posés par l'intelligence artificielle, cette semaine de haut niveau, bien plus qu'une tradition, sera l'occasion cruciale pour la communauté internationale d'aborder les crises mondiales, réfléchir, renouveler son engagement et réimaginer notre avenir commun. La situation alarmante entre la Russie et l'Ukraine, l'offensive meurtrière d'Israël à Gaza sur fond de famine, et autres confits dans le monde seront également épinglés.
Plusieurs dirigeants africains ont déjà quitté leur pays pour se rendre au pays de l'Oncle Sam. Au niveau de la région des Grands Lacs, si, comme lors de la précédente édition, renseigne nos confrères de Jeune Afrique, le Rwandais Paul Kagame devrait être représenté par l'un de ses ministres.
La situation dans l'Est du Congo reste alarmante depuis la prise respectivement des villes de Goma au Nord-Kivu et Bukavu dans le Sud-Kivu. Depuis, plusieurs exactions se commettent quotidiennement occasionnant des milliers de déplacés en interne.
Depuis trois décennies, plus de 10 millions de Congolais ont été tués dans la partie orientale de ce pays situé au cœur de l'Afrique. Le Rwanda ne cesse de jouer un double jeu en appuyant des rébellions notamment la coalition AFC/M23. Plusieurs rapports internationaux citent le pays aux mille collines. Mais jusqu'ici, pas de fortes sanctions contre le Rwanda à la hauteur de paquets de sanctions de la Communauté internationale à l'endroit de la Russie de Vladimir Poutine dans la guerre qui l'oppose à l'Ukraine de Volodymir Zelensky depuis trois ans.
GB