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Emmanuel Shadary dénonce une "suspension illégale" des activités du PPRD
Réagissant à la note circulaire du ministère de l'Intérieur annonçant la suspension des activités du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), Emmanuel Shadary Ramazani est monté au créneau pour dénoncer ce qu'il qualifie d'"acharnement politique" et de "dérive autoritaire" du pouvoir en place, hier mardi 28 octobre.
"Le pouvoir actuel va d'illégalité en illégalité. Aucune procédure n'est respectée dans ce qu'ils font", a déclaré l'ancien secrétaire permanent du PPRD, estimant que cette nouvelle mesure est "illégale, arbitraire et sans fondement juridique".
M. Shadary affirme que son parti n'a reçu aucun arrêté officiel. Il considère cette décision comme une "fake news politique". "Si le PPRD n'existait plus, comme ils le prétendent, alors qu'est-ce qu'ils suspendent ?", a-t-il lancé, accusant le gouvernement de chercher à étouffer l'expression de l'opposition.
Selon lui, cette seconde suspension n'a aucune valeur contraignante et ne saurait empêcher le PPRD de poursuivre ses activités. "Nos actions continueront dans le strict respect des lois de la République et de la Constitution", a-t-il insisté.
Pour l'ancien candidat à la présidentielle de 2018, cette décision traduit avant tout "l'échec et la panique d'un pouvoir en crise de légitimité et de résultats". Et de conclure dans un ton combatif: "Le reste, c'est de la provocation".
Cette sortie intervient dans un climat politique tendu, où plusieurs formations d'opposition dénoncent un resserrement de l'espace démocratique et une instrumentalisation des institutions à des fins partisanes.
Jérémie ASOKO