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Elections : Beaucoup de partis politiques tardent à s’y préparer
Nous nous approchons lentement mais sûrement de la tenue des élections générales fixées au 20 décembre 2023. Mais à voir l’ambiance dans le microcosme politique congolais, nous sommes désolés de constater que la plupart des partis politiques n’ont pas encore commencé à affûter sérieusement leurs armes pour affronter les différents scrutins. Pourtant il y a beaucoup de choses à faire pour ceux qui veulent gagner sincèrement les élections mis à part ceux qui comptent sur les combines avec la Ceni.
Les leaders des partis politiques doivent s’abstenir de s’organiser dans la précipitation à la veille des scrutins. À ce jour, nous pouvons affirmer sans peur d’être contredit que la plupart n’ont pas encore organisé leurs congrès ou des réunions pour arrêter la liste de leurs candidats aux différents échelons.
Encore moins pas de formation idéologique desdits candidats pour préparer les messages qu’ils vont adresser aux nombreux électeurs auxquels ils vont faire face. Dans ce cas, le risque est grand d’opérer des choix vaille que vaille et de larguer dans l’arène des personnes n’ayant pas un profil requis. Si par bonheur ou par malheur, c’est selon le camp où l’on se trouve, de tels candidats étaient proclamés élus, quel type d’Assemblée nationale ou provinciale aurions-nous?
A la décharge des partis politiques, la loi sur la répartition des sièges tarde encore à être voté au Parlement.
Outre les candidats à aligner, les partis politiques devraient avoir des témoins à affecter dans de nombreux bureaux de vote que la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) va parsemer ici et là à travers tout le territoire national.
Ces témoins doivent être formés pour bien intérioriser leur rôle. S’ils ne le sont pas, comment vont-ils surveiller objectivement le déroulement des scrutins et faire rapport à leurs partis? Il y a aussi des partis politiques qui n’arrivent pas à aligner des témoins dans plusieurs bureaux de vote faute de partisans préparés pour cette tâche. Ou faute de membres tout simplement.
Souvent les contestations des résultats électoraux ne sont pas fondées parce que sans justifications objectives fournies par des témoins attitrés. Malheureusement il s’ensuit des conflits sanglants qui entraînent mort d’homme inutile à cause de la boulimie du pouvoir des hommes politiques qui refusent de reconnaître la vérité des urnes quand bien même ils ne se sont pas préparés pour gagner les élections.
Dans l’une de nos dernières parutions, nous avons stigmatisé la floraison des partis politiques en RDC. La plupart d’entre eux fonctionnent de manière médiévale et n’ont comme sièges que les résidences de leurs fondateurs.
Après les élections de décembre prochain, il est impérieux d’assainir le microcosme politique congolais en vue de mettre fin au désordre qui règne dans ce secteur. Il sied de durcir les conditions d’agrément des partis politiques pour décourager tout aventurier. Muke MUKE