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Dialogue national : ni date, ni heure… comme le retour du Christ, seul le Père connaît le moment
Ni le jour ni l’heure, personne ne les connaît… « Cette référence biblique semble trouver une étonnante résonance dans la scène politique congolaise actuelle. Alors que le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi a annoncé la tenue d’un dialogue national, présenté comme un cadre de refondation de l’État, une question demeure sur toutes les lèvres : à quand le dialogue ?
Pour l’instant, aucune date officielle ne se dessine clairement. Ni calendrier précis, ni échéance publique : le grand rendez-vous politique annoncé semble avancer à pas mesurés, entre consultations, tractations et silence des principaux acteurs.
L’annonce présidentielle avait suscité de nombreuses réactions dans les milieux politiques.
Le dialogue est présenté comme un espace destiné à rechercher des réponses aux crises qui secouent le pays et à dégager des perspectives pour l’avenir de la République.
Mais au fil des jours, l’absence d’un calendrier précis nourrit les interrogations. Quand les différentes composantes de la classe politique seront-elles officiellement conviées ? Quel sera le format définitif ? Quels seront les points inscrits à l’ordre du jour ?
Autant de questions qui restent, pour l’heure, sans réponses définitives.
Dans les couloirs du pouvoir comme dans ceux de l’opposition, chacun semble attendre le prochain mouvement de l’autre.
«SEUL LE PÈRE CONNAÎT LE JOUR ET L’HEURE»
Dans l’Évangile, la date du retour du Christ demeure inconnue des hommes : seul le Père en connaît le jour et l’heure.
La comparaison, évidemment métaphorique, illustre aujourd’hui le sentiment qui domine autour du dialogue national : tout le monde en parle, mais personne ne semble encore connaître précisément le jour de son ouverture.
Dans cette équation politique, une chose paraît cependant certaine : le calendrier final dépendra de l’arbitrage du chef de l’État, à l’initiative de cette démarche.
Félix Tshisekedi détient ainsi une partie essentielle des clés de ce processus : le moment, les modalités pratiques et le cadre définitif de ces assises.
LA C64 ENTRE ATTENTE ET IMPATIENCE
Du côté de l’opposition regroupée notamment au sein de la C64, les attentes restent fortes.
Les divergences sur le format et les conditions du dialogue demeurent au cœur des débats.
Mais l’attente prolongée pourrait également finir par peser sur la dynamique de mobilisation de l’opposition.
À force de patienter, certains acteurs donnent l’impression de perdre de l’élan, tandis que d’autres continuent de réclamer un cadre véritablement inclusif.
Le véritable enjeu ne sera donc pas seulement de fixer une date, mais de déterminer si les conditions politiques permettront à ce dialogue de produire des résultats acceptés par une majorité des parties prenantes.
UN DIALOGUE QUI FINIRA PAR AVOIR LIEU ?
Malgré les incertitudes actuelles et les contestations autour du format proposé, l’hypothèse d’un dialogue national reste plus que jamais présente dans le débat politique congolais.
LE SUSPENSE DEMEURE DONC ENTIER
Ni date, ni heure pour l’instant. Mais contrairement au mystère théologique du retour du Christ, le dialogue national, lui, devra nécessairement finir par avoir un calendrier, des participants, un ordre du jour et surtout des conclusions.
En attendant l’annonce officielle, la classe politique congolaise reste suspendue à une seule question :
«Président Félix Tshisekedi, à quand le dialogue ?»
Le jour et l’heure restent encore inconnus. Mais, cette fois-ci, contrairement au retour du Christ, quelqu’un sur Terre est censé détenir le calendrier.
César IPOKA