Dernière minute
Société
Ata na lifelo toko samba kaka". Cette phrase en lingala se traduit littéralement par : " Même en enfer, nous allons quand même plaider [notre cause].
Dans un sens plus imagé, cela signifie qu'on ne compte pas se laisser faire ou se taire, peu importe la difficulté…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Avocats Sans Frontières (ASF) a lancé un projet d’assistance judiciaire à la prison centrale de Makala. Cette initiative permettra aux ONG locales travaillant avec AVS…
Étranger
L'Autriche a salué mercredi les efforts déployés par le Maroc en faveur du développement d'un nouveau modèle de coopération Sud-Sud, soulignant l'importance de promouvoir la coopération…
Nation
Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en RDC et chef de la Mission de l’organisation des Nations Unies pour la stabilisation du Congo (Monusco), James Swan, a passé en…
DESINFORMATION SUR LA TOILE A PROPOS DE LA CRISE A GOMA : Christian Bosembe dénonce les journalistes "traîtres " et appelle à la mobilisation nationale
Le président du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et de la Communication (CSAC), Christian Bosembe, a pris une position ferme le lundi 27 janvier . Sur son compte X (anciennement Twitter), il a exprimé son soutien indéfectible aux Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC). Il a, par ailleurs, dénoncé la désinformation, tout en pointant du doigt les journalistes qu'il accuse de trahison envers la nation.
Christian Bosembe a adressé un avertissement sévère à l'endroit des journalistes et des influenceurs qu'il accuse de se mettre au service de l'ennemi par leurs actions ou leur silence.
" Je tiens à adresser un avertissement clair : à ces journalistes traîtres, à ces leaders d'opinion qui choisissent le silence coupable, et à ces influenceurs achetés qui se mettent au service de l'ennemi par leurs actions. Souvenez-vous que l'histoire vous jugera avec sévérité", a martelé le président du CSAC.
Christian Bosembe accuse ces acteurs médiatiques d'être complices de la désinformation et de nuire à l'intégrité du pays. Selon lui, certains journalistes adoptent des comportements contraires aux intérêts de la République en diffusant des contenus qui fragilisent le moral des citoyens et des forces armées.
Alerte sur des informations manipulatrices
Le président du CSAC a également alerté sur la diffusion de vidéos et d'informations manipulatrices sur les réseaux sociaux. Il a insisté sur la nécessité pour la population de vérifier scrupuleusement la véracité de toute information avant de la partager.
" J'en appelle à la conscience et au sens de la responsabilité de tous les Congolais : abstenez-vous de relayer ou de diffuser des vidéos et des informations non vérifiées. Les médias et les journalistes, quant à eux, doivent clarifier leurs lignes éditoriales en ces temps de crise et soutenir sans équivoque nos vaillantes FARDC ", a-t-il écrit.
Christian Bosembe a également exhorté les citoyens à ne pas céder à la peur, rappelant que les forces armées mènent actuellement de grandes offensives contre les groupes armés ennemis. " Les grandes offensives sont en cours sur le terrain pour combattre sans faille l'ennemi", a-t-il assuré.
Mobilisation nationale et unité patriotique
Dans son message, le président du CSAC a plaidé pour une mobilisation complète et une unité sans faille entre les Congolais. "J'appelle à une mobilisation complète pour notre territoire, pour notre patrie. La RDC est notre seul et unique pays. Nous n'en avons pas deux. Travaillons ensemble pour consolider notre intégrité territoriale et notre unité nationale ", a-t-il déclaré.
Christian Bosembe a rappelé que la vérification des informations diffusées sur les réseaux sociaux est un devoir citoyen et patriotique. Il a mis en garde contre les effets dévastateurs de la désinformation, qui pourrait, selon lui, jouer en faveur des ennemis de la nation.
À travers ce message, le président du CSAC invite à la vigilance et au sens de responsabilité des acteurs médiatiques, tout en affichant un soutien sans réserve aux FARDC, engagées dans la défense de l'intégrité territoriale de la RDC.
Le poison rwandais et la désinformation
Lors d'un point de presse tenu samedi 25 janvier 2025, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a lui aussi fustigé la propagation de fausses informations, qu'il attribue à une stratégie orchestrée par le Rwanda.
" Je voudrais insister sur votre vigilance face à la propagation du poison rwandais. Cette information, prétendant qu'un nouveau gouverneur a été nommé, est totalement fausse. Certes, le général Cirimwami est décédé, mais le relais a été assuré par le vice-gouverneur conformément aux lois en vigueur ", a-t-il affirmé.
Patrick Muyaya a dénoncé une " industrie des fake news " qu'il accuse de chercher à déstabiliser la RDC. Il a alerté sur la manipulation médiatique, qu'il décrit comme une arme utilisée par le Rwanda pour semer la confusion et atteindre ses objectifs politiques.
" Le poison rwandais passe par nos téléphones, par le mensonge et la désinformation. Si vous recevez une information, prenez l'habitude de vérifier auprès de médias crédibles avant de la partager. La majorité de ces messages sont des fabrications ", a-t-il indiqué.
Des journalistes infiltrés
Le ministre a également pointé du doigt l'implication de certains journalistes qu'il accuse d'être des agents de la désinformation. " Si quelqu'un dans vos groupes partage des informations louches sur la guerre à l'Est, il faut le dénoncer. Nous sommes infiltrés, et même certains journalistes sont impliqués dans cette campagne de désinformation ", a-t-il souligné.
Patrick Muyaya a conclu en rappelant l'importance de l'unité nationale pour faire face à ces défis. " Cette guerre, nous la gagnerons sur tous les fronts, y compris celui de la vérité. Le Rwanda peut avoir une industrie des fake news, mais nous triompherons avec notre vérité et notre résilience. C'est un appel à tous les Congolais pour qu'ils restent unis face à cette épreuve ", a-t-il déclaré. DBT