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DELABREMENT CATASTROPHIQUE DES INFRASTRUCTURES ROUTIERES A KINSHASA, Assemblée nationale : vivement l'interpellation du ministre des ITPR
Les routes en République démocratique du Congo (RDC) sont impraticables. Surtout à Kinshasa où la voirie, à près de 80 pour cent, se trouve dans un état de délabrement très avancé. A ce jour, la capitale rdcongo, à en juger par sesinfrastructures routières, est un éternel chantier.
Vu des observateurs, l'interpellation du ministre d'Etat, ministre des Infrastructures et travaux publics (ITPR) initialement prévue lors de la session de septembre dernier, s'impose pendant la session de mars en cours.
La voirie urbaine de la capitale de la RDC présente aujourd'hui un visage hideux. Les autres grandes agglomérations du pays. Notamment, les chefs-lieux des provinces. À Kinshasa par exemple, l'opération "zéro trou " a été un fiasco total. Au lieu de ce résultat, c'est tout le contraire que les Kinois vivent au quotidien. Des carrefours historiques à l'instar de Place Victoire et d'autres grandes avenues sont dans un état dd'impraticabilité qui suscite beaucoup de question, mais qui demeurent sans réponse. D'aucuns se demanderaient, non sans raison, si l'on était encore dans la capitale d'un si grand pays aux dimensions continentales comme la RDC.
Pour être fixé sur les causes exactes de destruction spéctaculaire des voiries urbaines et de l'impraticabilité de la plupart de nos routes, un député national a, au cours de la session de septembre 2024, initié une motion d'interpellation contre le ministre d'État, ministre des ITPR, Alexis Gisaro. Malheureusement, pour des raisons inexpliquées, les membres du bureau de l'Assemblée nationale ont gelé le débat sur cette question.
Alors que le Règlement intérieur de la chambre basse stipule que 48 heures après le dépôt d'une motion de censure contre un membre du Gouvernement ou tout autre mandataire public, la motion doit être débattue en plénière, les membres du bureau ont violé cette disposition. Jusqu'à la fin de la session de septembre dernier, cette motion de censure n'a pas été débattue. En principe, les membres du bureau auraient dû être interpellés à leur tour pour non-respect du Règlement intérieur. Curieusement, les députés sont restés bouche cousue face à cet impair de leurs collègues membres du perchoir.
Cette attitude du speaker de la chambre basse du parlement et ses collègues remet en cause le discours magistral qu'il a prononcé à l'ouverture solennelle de la présente législature où il a promis à la population le renforcement du contrôle parlementaire.
Pour revenir à cet exercice démocratique qu'est l'interpellation, s'y opposer montre qu'il y a anguille sous roche. Car, en interpellant un gestionnaire public, l'objectif est d'avoir un éclairage sur un dossier donné et non viser sa sanction. Celle-ci n'intervient que lorsque le mandataire public est reconnu coupable d'un acte répréhensible.
Dans le cas dont question ici, il s'agit de demander et d'avoir des explications du ministre d'Etat sur l'utilisation des fonds alloués à son ministère pour la réhabilitation des infrastructures routières à Kinshasa et dans d'autres provinces du pays. Pour quelle raison le bureau de l'Assemblée nationale a-t-il refusé de programmer ce point à l'ordre du jour d'une des séances plénières ?
Aujourd'hui, la situation des infrastructures routières du pays étant devenue insoutenable, il s'avère plus qu'impérieux de débattre de cette question pour trouver des solutions idoines susceptibles de mettre fin à cette hécatombe des routes de la RDC.
C'est une nécessité absolue au regard de l'importance des infrastructures routières dans le développement socio-économique du pays. Pour ce, les députés sont interpellés à ce sujet. Ils doivent inscrire ce point prioritairement dans le calendrier de leurs travaux de cette session de mars 2025. Cette attitude pourra les réconcilier avec la population lésée par leur indifférence vis-à-vis de leur misère.
Muke MUKE