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De l’euphorie à la vérité du travail socioéconomique
(Par l’évangéliste Colin NZOLANTIMA)
Après des grandes échéances électorales et les différentes promesses qui ont été faites, l’euphorie des vainqueurs s’estompent juste après face à la vérité socioéconomique.
Le prophète Elie, après avoir descendu le feu du Ciel, était parti se réjouir à l’entrée de la ville. C’est là qu’il apprendra que Jézabel cherchait à le tuer. A cause de sa distraction et la réjouissance populaire. Elisée, lui, après les miracles du Jourdain, Jéricho, Bethel… s’est réfugié sur la montagne pour prier et être renouvelé du Saint Esprit pour réfléchir à la suite de son action. La prière est le temps de méditation, de réflexion.
La détérioration des conditions socioéconomiques mondiales, les différentes tensions politiques et sociales dans plusieurs pays créent une instabilité récurrente et ébranlent toutes les stratégies et programmes gouvernementaux.
Ceci occasionne souvent des guerres ethniques, tribales, la résurgence des gangs urbains, les différentes pressions fiscales et parafiscales, les concurrences et les compétitions internationales, les dévaluations monétaires, l’inflation, le chômage, les mouvements migratoires… Ce constitue autant de facteurs de paralysie des activités socioéconomiques.
Ce qui est surprenant, est l’attitude de plusieurs acteurs de développement qui continuent à convaincre la société de la concrétisation et de la réussite de leurs projets. Depuis la crise financière de 2008, les autorités économiques et financières, ont toujours préconisé une reprise imminente de l’économie mondiale. Toutes ces prévisions se sont toujours avérées fausses. Les stratégies mises en place par ces « gourous », experts internationaux des grandes écoles, et de finances internationales ont échoué. La situation devient dramatique. Ainsi, plusieurs situations de diversions sont créées telles que les guerres, les épidémies…
En lisant le livre «les nouveaux maitres du monde» de Jean Zigler, nous comprenons que les finances publiques internationales ne sont plus gérées selon l’orthodoxie budgétaire. Les déficits sont créés à cause des décisions populistes non génératrices de valeurs ajoutées. Les gouvernants privilégient les investissements dans les infrastructures de loisirs et de divertissements sans impact réel dans la production. Malgré les prouesses managériales démontrées par les gestionnaires, cela semble du bluff. Il est difficile aux entreprises et aux nations de conquérir de nouveaux marchés par leur productivité.
LA MISSION BIBLIQUE DU GOUVERNEMENT CIVIL
M. Dennis Peacocke, docteur en économie et en sciences politiques, a fait une étude sur le rôle d’un gouvernement civil selon Dieu et le monde. Le Nouveau Testament, reconnu au IVème siècle, a peu d’écrits sur le gouvernement civil, car c’est dans l’Ancien Testament que le fondement de l’ordre politique a été posé.
Dans la philosophie biblique, le gouvernement civil doit être réactif, il doit s’opposer au mal plutôt que d’être proactif, de chercher à établir le bien. Au XIX et XXème siècles, la philosophie moderne a admis et accepté que le gouvernement civil soit impliqué dans tous les domaines de la vie. Le système éducatif et les médias du monde occidental nous ont lavé le cerveau, pour nous convaincre de ce rôle de l’Etat pourvoyeur, bon samaritain.
L’établissement du bien vient de l’individu, de la famille et des affaires qui obéissent à Dieu, et non par le respect des lois. La bible dit que la source du bien est le fruit de l’obéissance à Dieu et non à l’Etat. La Bible a 4 cm d’épaisseur, mais les lois de Dieu n’ont que 5 mm d’épaisseur. Chaque année le congrès américain vote près de 250.000 nouvelles lois.
Si la philosophie de votre gouvernement est de créer du bien plutôt que d’arrêter le mal, vous créerez toujours des nouvelles lois.
Les lois de Dieu produisent la sécurité, les lois des hommes l’insécurité. L’évènement le plus significatif du XXe siècle est la prise de pouvoir graduelle de l’Etat dans le monde entier. Une fois que l’Etat commence à récolter les impôts, ceux-ci ne cessent de grandir, à la suite à l’ingérence sans cesse croissante de l’Etat. En effet, la mentalité gréco-latine de séparation du sacré et du profane, a éloigné les Eglises des affaires du monde pour se préoccuper de l’éternité.
Nous devons nous rappeler que les œuvres sociales sont nées de l’Eglise au XIXème siècle. Elle a commencé les hôpitaux, les écoles et les universités. Mais au XXe siècle, l’Etat a pris en main toutes les œuvres sociales. Aucune loi biblique n’autorise l’Etat à être une institution charitable. La charité (les œuvres sociales) est une fonction principale de la famille, de l’Eglise et de la market-place (les affaires et l’économie).
LES ATTENTES SUR LE GOUVERNEMENT SUMINWA 1
L’euphorie de l’investiture du gouvernement de Son Excellence Judith Suminwa Tuluka, donne de l’espérance à plusieurs compatriotes. Cette euphorie pourrait être contredite par la vérité économique. La population attend l’amélioration de ses conditions de vie.
Notre culture gréco-latine de dépendance, d’inactivité, de jouissance sans travailler, de dilapidation de patrimoine… peut entraver les bonnes résolutions de la Première ministre. Le danger est que les différents investisseurs, les entrepreneurs, les travailleurs, les ouvriers chercheraient une amélioration rapide de leurs conditions sociales.
Mais du fait des difficultés que rencontrent plusieurs nations en raison de la récession des activités économiques mondiales, les nations recourent de plus en plus à l’endettement, à la planche à billets, à la pression fiscale.
Il faudrait que la société civile, les autorités politico-administratives, les Eglises… puissent assumer leurs responsabilités dans la création des richesses. En fait, la réussite de ce gouvernement dépendra au préalable de la compassion collective dans chaque décision. Car l’égoïsme est à la base de la faillite actuelle internationale.
Pour cela, le gouvernement devrait réduire certaines contraintes pour faciliter les activités économiques, que le gouvernement réduise son train de vie pour se préoccuper des activités plus saines, assurer une bonne redistribution des richesses nationales.
L’agriculture et ses dépendances (les routes de desserte agricole, la levée de certaines barrières, l’intrusion des techniques et semences appropriées…) devraient être le chantier primordial pour atténuer la crise sociale.
Les écoles et les universités devraient aussi générer des ressources. Il ne faudrait pas que ces enfants soient toujours des consommateurs sans être des producteurs. Ceci nécessite une réflexion collective. En RD Congo, si les 20 millions d’élèves (primaires et secondaires) produisaient seulement des légumes, ils pourraient récolter chaque mois près de 2 millions de dollars. Que faisons-nous ?
CONCLUSION
Le dynamisme des Congolais permettra une reprise économique rapide si certaines contraintes sont levées. La crédibilité d’un gouvernement dépend de sa communication et de la compassion qu’il manifeste. La rigueur dans la gouvernance est un gage de son sérieux.
Le gouvernement civil, selon les principes bibliques restaure toujours une nation. Comme nous pouvons le constater dans les pays surtout nordiques ou ayant adopté les principes de la réforme initiée par Martin Luther.
Il faudrait aussi que nous puissions tous devenir des producteurs et créateurs d’emplois. Dieu ne nous demande pas de tout attendre du gouvernement institué en «dieu, le papa» qui doit tout donner sans une implication communautaire dans le travail.
Le changement des mentalités, dans les vertus du travail, devrait être la priorité de toute gouvernance responsable.
Le travail implique quatre principes fondamentaux pour valoriser une nation : toute activité est utile, découvrir sa vocation, avoir une passion et, développer la compassion envers son prochain.
(A suivre)