Dernière minute
Société
Le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a ordonné à l’Auditeur général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) d’ouvrir une enquête judiciaire après la diffusion d’une vidéo montrant de graves violences présumées impliquant des…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
* Des voix se lèvent pour la nomination de Lisanga Bonganga, Gabriel Mokia, Yves Kabaidi et Dorcas Adikoko au sein de l'équipe gouvernementale.
Dans l'opinion, les rumeurs sur le…
Étranger
À la tribune du Forum diplomatique d’Antalya 2026, le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a livré une intervention dense et structurée, au croisement des enjeux…
Nation
Le Courant des Démocrates Rénovateurs, CDER, avance avec une ligne claire : organiser, structurer et s'unir autour de la vision de son initiateur, Jean-Lucien Busa. Une orientation assumée par ses…
CRISE SECURITAIRE DANS L'EST : La Belgique salue la déclaration de principes entre Kinshasa et Kigali
Le vice-Premier ministre belge, Maxime Prévot, poursuit sa mission diplomatique dans la région des Grands Lacs. Après l'Ouganda et le Burundi, il est arrivé hier dimanche à Kinshasa, où il entame une série de rencontres centrées sur la situation sécuritaire dans l'Est de la République démocratique du Congo.
Le déplacement du Vice-Premier ministre belge pour Kinshasa s'inscrit dans le cadre d'une tournée régionale entamée le 25 avril, visant à "contribuer à une solution durable" au conflit qui secoue l'Est de la RDC, selon un communiqué de presse. Le chef de la diplomatie belge entend non seulement " soutenir les efforts de médiation en cours ", mais aussi " renforcer les relations bilatérales " et " témoigner de la solidarité de la Belgique envers les populations durement affectées par les violences récurrentes ".
À Kinshasa, Maxime Prévot devrait s'entretenir avec le président Félix Tshisekedi, afin d'aborder plusieurs sujets cruciaux. Les discussions porteront notamment sur les mécanismes de dialogue actuellement en place, les projets de coopération en voie de financement, ainsi que sur les initiatives diplomatiques belges dans les forums internationaux. Le ministre belge réaffirme son engagement en faveur d'une approche globale, qui privilégie une résolution politique du conflit, tout en respectant l'intégrité territoriale de la RDC.
La Belgique insiste sur la nécessité de mettre fin au soutien extérieur aux groupes armés, de réformer l'armée congolaise et de lutter contre l'impunité. Elle plaide également pour un retour sécurisé des réfugiés, ainsi que pour la promotion d'une économie régionale fondée sur des circuits formels. Un point particulièrement important dans ce cadre est la fin de toute collaboration entre les Forces armées de la RDC (FARDC) et les groupes armés, notamment les FDLR, jugée incompatible avec les principes de paix et de sécurité.
La visite de Maxime Prévot intervient dans un contexte diplomatique sensible, quelques jours après la signature à Doha d'un accord de trêve entre le gouvernement congolais et l'AFC/M23, ainsi que la déclaration de principes signée à Washington entre la RDC et le Rwanda. Après les progrès des négociations de Doha, il s'agit d'un nouveau signe d'espoir pour une paix régionale durable ", a déclaré le chef de la diplomatie belge à son arrivée dans la capitale congolaise.
Bien que le ministre belge ne se rende pas à Kigali, en raison de la rupture des relations diplomatiques entre la Belgique et le Rwanda, il continue de plaider pour " une solution politique inclusive ", fondée sur le respect du droit international et des droits humains.
Cette mission diplomatique constitue également une occasion pour Maxime Prévot de suivre sur le terrain les projets soutenus par la coopération belge, tout en rencontrant les acteurs humanitaires impliqués dans la région. Un engagement concret et essentiel pour apporter une réponse efficace aux défis humanitaires et sécuritaires de l'Est de la RDC.
Rencontre CE lundi avec Fatshi
Durant son séjour à Kinshasa, Maxime Prévot entame une mission de travail dense. Ce dimanche, il a visité plusieurs projets de coopération belge en RDC. Sauf ultime changement d'agenda, il est prévu ce lundi 28 avril, un tête--tête avec le président Félix Tshisekedi pour évoquer les mécanismes de dialogue en cours, les projets bilatéraux en financement, et les efforts diplomatiques belges dans les enceintes internationales.
Maxime Prévot va poursuivre sa visite à Beni, au Nord-Kivu, une région durement touchée par les violences armées, pour suivre sur le terrain les projets humanitaires soutenus par la Belgique et s'entretenir avec les acteurs humanitaires locaux.
Avant d'arriver à Kinshasa, Maxime Prévot a effectué une escale à Kampala, en Ouganda, puis à Gitega, au Burundi, dans le cadre de sa tournée régionale. Si les projecteurs sont souvent braqués sur le Rwanda et la RDC, le ministre belge a insisté sur l'importance du rôle joué par le Burundi et l'Ouganda dans la crise sécuritaire complexe dans l'Est de la RDC.
Lors de sa rencontre avec le président burundais Evariste Ndayishimiye, Prévot a salué les efforts du Burundi pour maintenir l'intégrité territoriale et la souveraineté dans la région. Il a rappelé dans la même veine que la Belgique soutient fermement le droit international, ainsi que la Charte des Nations Unies. " Nous portons crédit aux initiatives du Burundi ", a affirmé le ministre, tout en insistant sur l'importance de respecter les principes de souveraineté.
Le président Ndayishimiye, pour sa part, a exposé la vision du Burundi d'ici 2040, avec l'ambition de devenir un pays émergent, puis développé d'ici 2060. Dans ce cadre, il a martelé sur la nécessité de l'exploitation des ressources naturelles du pays, notamment ses minerais et sa jeunesse dynamique, pour atteindre cet objectif. En réponse, le ministre belge a offert au président burundais une carte minière du Burundi, détaillant la structure géologique du pays.
Maxime Prévot ne se rendra pas à Kigali, les relations diplomatiques étant rompues entre la Belgique et le Rwanda. Toutefois, la Belgique continue d'appeler à " une solution politique inclusive ", construite sur le respect du droit international, des droits humains, et sur un véritable dialogue régional.
Jérémie ASOKO & Ézéchiel Monteirious MONTEIRO