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Ba trop sur bafaza mokate". Cette phrase n'est pas du lingala pur, mais plutôt du lingala argotique. Ce que le langage populaire des habitants de Kinshasa surnomment le "kindoubill" ou l'argot de Kinshasa mélangé à des expressions typiques.
Un langage caractérisé par…
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Crise humanitaire provoquée par le M 23 : L’ONU attend 2,6 milliards USD pour aider 8,7 millions de Congolais
Les membres du Conseil de sécurité de l’ONU viennent de lancer un SOS aux donateurs. Ils leur demandent de contribuer à la hauteur de 2,6 milliards de dollars américains, en vue de matérialiser le Plan de réponse humanitaire 2024 pour la RDC. L’objectif de ce plan est de secourir 8,7 millions de personnes en détresse en République démocratique du Congo (RDC).
La guerre qui sévit dans l’Est de la RDC suite à l’invasion du M23 appuyé par Kagame et le RDF, a provoqué une grave crise humanitaire sans nom. Au mois de mai de l’année en cours, le Haut-commissariat pour les réfugiés avait déjà comptabilisé 1,77 millions de personnes déplacées suite aux attaques des hors-la-loi du M 23, rien que dans la seule province du Nord-Kivu.
En fin de la semaine dernière, les pays membres du Conseil de sécurité ont invité tous les donateurs à accélérer et à intensifier de toute urgence leur soutien en réponse au Plan de réponse humanitaire 2024.
En outre, ils ont manifesté leur profonde préoccupation face au lourd tribut que l’agression du M 23 fait subir aux populations civiles dans les zones de combat, notamment aux femmes et aux enfants, ainsi qu’aux violations persistantes du droit international humanitaire et aux violations et abus des droits de l’homme, notamment sexiste, la violence sexuelle dans les conflits et le recrutement, l’utilisation et l’enlèvement d’enfants, qui doivent prendre fin.
En plus, «ils ont exhorté toutes les parties à autoriser et à faciliter, conformément au droit international humanitaire et aux principes directeurs des Nations-Unies en matière d’aide humanitaire, un accès humanitaire sûr, rapide et sans entrave à ceux qui en ont besoin».
Par ailleurs, le Conseil de sécurité a renouvelé sa condamnation des discours de haine visant toute communauté et alimentant les violences intercommunautaires. Les membres de cet organe de l’ONU «ont souligné l’importance de protéger les civils et de veiller à ce que les responsables de ces violations et abus, y compris les violences sexuelles dans les situations de conflit et d’après-conflit, répondent de leurs actes».
Dans leur communiqué, ils ont également salué l’organisation de la cinquième réunion ministérielle à Luanda (Angola) et ont exprimé leur soutien indéfectible aux efforts de médiation en cours dans le cadre du processus de Luanda piloté par l’Angola et le président Joao Lourenço.
Enfin, ils ont condamné les récentes violations du cessez-le-feu par les terroristes du M 23, avant de réaffirmer leur plein soutien aux processus de paix en cours dans la région et ont souligné l’importance de tels efforts pour inverser l’escalade de la violence dans l’Est de la RDC, qui aggrave la sécurité et la stabilité dans la région des Grands lacs, exacerbant encore la crise humanitaire et la protection des populations.
Muke MUKE