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Cohésion nationale : Voici Jonas Mukamba Kadiata, après feu Konde Vila ki Kanda !
Les sénatoriales organisées la semaine dernière dans la province de l’Equateur ont été marquées par une très grande surprise. Un Kasaïen, Jonas Mukamba Kadiata Nzemba a été élu sénateur dans cette province, loin de sa terre natale. Ce résultat démontre à suffisance que, quoi que l’on dise des Congolais, ceux-ci sont attachés aux valeurs démocratiques. Il est vrai qu’un bienfait n’est jamais perdu. L’élection de cet homme de 93 ans est la preuve que pendant son mandat à la tête de l’ex province de l’Equateur il a laissé des traces indélébiles dans la mémoire des ressortissants de cette entité politico-administrative.
Certains peuvent se poser la question de savoir comment une personnalité qui a dirigé l’Equateur il y a de cela plus de 40 ans, est parvenue à convaincre les gens qui n’ont pas connu ses hauts faits. Un bon passé ne s’efface pas, dit-on. Pour preuve, ceux qui continuent à regretter nos martyrs de l’indépendance ne les ont pas connus à l’époque.
La leçon que les politiciens actuels doivent tirer de cette grande surprise agréable est qu’il faut toujours travailler pour l’intérêt supérieur de la population que l’on sert et non pour soi-même.
Les annales de l’histoire parlementaire de la RDC nous renseignent que dans un passé récent, feu Konde Vila ki Kanda, un originaire du Kongo Central, est allé se faire élire député national dans la lointaine circonscription électorale de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu. Parti de son Mayumbe natal, dans l’extrême ouest du pays, il a battu ses concurrents autochtones. Tout comme Jonas Mukamba, feu Konde avait dirigé le Nord-Kivu, à l’époque du parti unique. Qu’il se soit porté candidat à la députation nationale à l’heure du multipartisme et qu’il ait été élu, cela démontre que son mandat à la tête de cette province a été auréolé des succès marqué par des actions inoubliables en faveur de la population du Nord-Kivu. On rapporte qu’il avait asphalté la principale avenue de Goma qui se trouve encore en très bon état plusieurs années après.
Ces deux exemples montrent que dans le contexte politique congolais, il y a lieu de renforcer la cohésion nationale à partir de nos partis politiques dont le présidium doit refléter l’unité nationale. La loi sur la création et le fonctionnement des partis politiques doit durcir les conditions y afférentes. La représentation nationale doit être de rigueur au sommet de leurs structures. C’est une façon d’ailleurs de réduire sensiblement le nombre des partis et regroupements politiques qui pullulent la RDC.
À l’étape de l’alignement des candidats à divers échelons, la loi électorale devrait veiller étroitement à l’équilibre géopolitique.
En outre, et c’est fondamental, l’Office national de l’identification de la population (ONIP) devrait mentionner essentiellement sur la carte d’identité les informations concernant les lieux de naissance et de résidence des citoyens. Cela favoriserait la cohésion nationale et éviterait des chocs à caractère tribal.
Dans un tout autre registre, la loi sur les entités territoriales décentralisées (ETD) à actualiser par l’actuelle législature devrait restaurer la territoriale des non-originaires qui a fait ses preuves dans le passé. Les deux personnages auxquels nous venons largement de faire allusion se sont distingués loin de chez eux. La IIème république n’a pas été seulement que médiocre. Sur le plan de l’unité nationale, il y a de quoi jeter des fleurs aux autorités de l’époque.
Muke MUKE