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Claudine Ndusi plaide pour l’amélioration de la gouvernance dans les secteurs de l’emploi
L’amélioration de la gouvernance dans les secteurs de l’emploi en République démocratique du Congo intéresse au plus haut point la ministre de tutelle, Mme Claudine Ndusi. C’est dans cette optique qu’elle s’investit dans les travaux de la 1ère session extraordinaire de la 36ème session du Conseil national du travail qui se tiennent depuis le mardi 19 avril à l’Institut national de préparation professionnelle (INPP).
Prévues jusqu’au 22 avril prochain, ces assises se déroulent dans un contexte marqué par la pandémie de covid-19 et de la crise de l’Ukraine qui poussent aujourd’hui les partenaires sociaux du gouvernement, en l’occurrence les employeurs et les employés, à revoir leurs conditions de travail qui ont, pour la plupart, connu une incidence négative.
Au cours de ces travaux ouverts par la ministre de l’Emploi, travail et prévoyance sociale, les participants, pour la plupart des partenaires sociaux du gouvernement, se penchent sur le projet de création du Conseil supérieur du travail. Cette instance sera chargée de mettre en œuvre la politique gouvernementale dans le secteur de l’emploi et de la formation professionnelle. L’attention est également focalisée sur la stratégie nationale de la couverture sanitaire universelle qui concerne aussi le monde du travail.
Dans son adresse, Claudine Ndusi a fait remarquer que ces assises sont une opportunité d’échanger entre partenaires sociaux sur des projets susceptibles d’améliorer la gouvernance dans le secteur de l’emploi, du travail et de la sécurité sociale. « La rencontre du Conseil national du travail nous offre cette opportunité d’échanger de manière constructive, d’une part, pour analyser les différents projets (…) pouvant permettre d’améliorer la gouvernance dans le secteur de l’emploi du travail, de la sécurité sociale et, d’autre part, de continuer à la mise en place effective du socle de progression sociale, notamment c’est aujourd’hui la santé qui est devenue une urgence pour le gouvernement de la République démocratique du Congo », a-t-elle.
À cet effet, Claudine Ndusi a émis le vœu de voir le Conseil national du travail adopter toutes les matières inscrites à l’ordre lors des travaux. D’après elle, le gouvernement attache beaucoup d’importance à cette session extraordinaire et compte sur le sens élevé de patriotisme des participants pour permettre de créer ensemble une société « juste et équilibrée » en RDC.
« Je voudrais, dit-elle, m’acquitter d’un agréable devoir, celui de rendre un vibrant hommage au président de la République, qui, à travers le gouvernement de la RDC que dirige monsieur Jean-Michel Sama Lukonde, a fait de la promotion du travail décent un de ses objectifs prioritaires. C’est pourquoi en novembre 2021, le ministère de l’Emploi, travail et prévoyance sociale a eu à signer un mémorandum d’entente concernant le programme décent 2021-2024, qui manifestait la volonté du gouvernement de collaborer avec les organisations des travailleurs, les organisations des employeurs et l’Organisation internationale du travail, afin de soutenir et de promouvoir le travail décent à l’échelle nationale », a martelé ce membre du gouvernement Sama Lukonde.
Pour sa part, le représentant de la directrice du Bureau-pays de l’Organisation internationale du travail (OIT), Soumano Nteba, a affirmé que la tenue de la 1ère session extraordinaire de la 36ème session du Conseil national du travail démontre la volonté « inébranlable » du gouvernement et des partenaires sociaux d’engager le dialogue sur des questions d’intérêt commun. Yves KALIKAT