Dernière minute
Société
Batonga, bafinga, mapata ekweya te ! Sebondo ya machine na jeu…". Cette phrase en lingala avec deux mots français signifie : " Qu'ils calomnient, qu'ils insultent, le nuage ne tombera pas ! Sebondo de la machine en jeu…".
La traduction en français d'un mot ou d'une phrase en…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
La coordination provinciale de la société civile Forces vives de l'Ituri salue la reprise des activités des acteurs humanitaires à Nyakunde dans la chefferie des Andisoma en territoire…
Étranger
Guatemala - Les ambassades du Maroc au Panama, au Guatemala, en République dominicaine et au Salvador ont organisé des réceptions à l’occasion du 27e anniversaire de l’accession de Sa Majesté le…
Nation
Un nouveau Centre de traitement Ebola (CTE) de 100 lits a été inauguré mardi, lors d'une cérémonie organisée dans la périphérie de Bunia capitale provinciale de l'Ituri dans le Nord-Est de la…
Bujumbura: Denise Nyakeru réconforte les Congolais en exil au site de Musenyi
La Première dame de la République démocratique du Congo, Denise Nyakeru Tshisekedi, accompagnée de sa sœur Madame Angeline Ndayishimiye, Première dame du Burundi, a effectué une visite de terrain au site de Musenyi, dans la commune de Giharo, province de Rutana, au Burundi, le mardi 29 avril, pour reconforter les Congolais contraints à l’exil par la reprise des tensions créée par les troupes AFC/M23.
Elle a apporté 612 tonnes de vivres et produits essentiels constitués de farine de semoule de maïs, haricots, sucre, huile, soja, savon, kits hygiéniques, vêtements, pagnes, babouches et autres. Ce, grâce à l’appui du Fonds national de réparation des victimes des violences sexuelles liées aux conflits et des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité (Fonarev) et des autres partenaires,
«Ce don a été remis aux gestionnaires du site pour soutenir les besoins urgents des déplacés, dont 38 % sont des femmes à risques, 31 % des enfants non-accompagnés, et 4 % des survivants de violences sexuelles liées aux conflits soutenu par les agences des Nations Unies entre autres UNFPA, le HCR», a déclaré l’initiatrice de la Fondantion Denise Nyakeru Tshisekedi.
A cette occasion, la First lady, par ses mots empreints de tendresse et d'humanisme, a rassuré ces compatriotes en ces termes : «CCes dons n’effaceront pas les blessures, mais ils témoignent de notre promesse : ne jamais abandonner ceux qui souffrent. » L’épouse du Chef de l’État congolais a aussi salué la solidarité exemplaire du peuple burundais envers le peuple congolais, rappelant que : «L’histoire retiendra la différence entre ceux qui détruisent et ceux qui protègent».
«On reconnaît les vrais amis dans les moments difficiles, le Burundi a témoigné de son amour envers ces milliers de Congolais qui ont tout perdu. «Ce geste renforce les liens d’amitié qui existent entre les deux pays», a soutenu Denise Nyakeru Tshisekedi.
Un moment de compassion et de recueillement
L’hommage silencieux rendu à un enfant d’à peine un an, décédé sur le site quelques heures avant la visite a constitué l'un desmoments les plus marquants de cette journée. Ce drame rappelle l’urgence et la gravité de la situation vécue par les déplacés.
Les First ladies ont également visité la clinique mobile installée sur le site pour dispenser des soins aux Réfugiés.
La visite des deux Premières dames au site de Musenyi est un déplacement fort, au-delà des frontières.
Partie à l’aube de Bujumbura par voie terrestre, la délégation congolaise a parcouru plus de 150 km sous la pluie, sur des routes tantôt asphaltées, tantôt poussiéreuses, pour témoigner de sa proximité avec les 17 853 Congolais installés à Musenyi.
Sur le site, les Premières dames congolaise et burundaise ont été accueillies par des chants d’enfants en swahili et en kirundi, dans une atmosphère de fraternité et d’espérance, malgré les conditions de vie précaires.
Ces familles viennent notamment d'Uvira, Walungu, Bukavu, Sake, Kamanyola, Minova et Goma, régions durement affectées par les conflits armés.
Soigner et reconstruire au-delà des frontières
Pour le Fonarev, cette visite est une réponse urgente à la situation chaotique des déplacés. «Une preuve que face à l’injustice et à la violence, la compassion et l’action restent nos plus grandes armes», a soutenu le responsable de cette structure de réparation. Celui-ci n’a pas manqué de remercier au peuple burundais pour son accueil fraternel. «Ensemble, au-delà des frontières, nous continuerons à protéger, soigner et reconstruire. Le Fonarev reste mobilisé. La solidarité ne connaît pas de frontières», a soutenu Patrick Fata.
Mathy MUSAU