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Budget 2026: les députés appelés à répondre aux attentes de la population
L´autorité budgétaire en République démocratique du Congo demeure l´Assemblée nationale et le Sénat. Pour l´exercice budgétaire 2026, le gouvernement a déjà rempli son devoir en déposant au bureau de la Chambre basse du Parlement le projet de budget. Reste à présent aux élus de s´acquitter de leur devoir, tout en tenant compte des aspirations de la population.
Par rapport à la situation sur le terrain, les députés et les sénateurs sont appelés à sortir des sentiers battus et à provoquer un véritable tsunami dans la répartition du revenu national. Dans cette perspective du renouveau, il importe de commencer par mettre en application la vision du chef de l´État concernant la réduction du train de vie des institutions. Depuis que cette décision a été prise, il n´y a aucun début de son exécution. Il faut donc que dans le vote de budget, les députés puissent matérialiser cette vision.
Une autre innovation consiste à revoir à la baisse les salaires des hommes politiques quel que soit le niveau des responsabilités. Ici, nous savons que la tâche ne sera pas du tout facile. Les députés eux-mêmes, les sénateurs, les membres du gouvernement n´accepteront pas de bon cœur une telle décision. Mais, pour l´intérêt supérieur de la nation, ils sont contraints de voter cette innovation, sinon le pays va continuer à marcher à double vitesse, au grand dam de la majorité qui vit dans des conditions précaires.
Dans le vote de la loi des finances, les élus nationaux chercheront à mettre fin au désordre qui caractérise les rémunérations dans la Fonction publique où l´on totalise au moins trois grilles de barèmes avec, en exergue, des primes qui dépassent les salaires. Ce qui est regrettable, est le fait qu´au lieu d´acculer l´autorité budgétaire, les syndicalistes assiègent le gouvernement, à travers le ministère du Budget, alors que celui-ci ne fait qu´exécuter ce que le Parlement a arrêté comme dépenses.
Prévenir les grèves saisonnières
Chaque année, les médecins et les enseignants cessent le travail pour revendiquer généralement l´augmentation de leurs salaires. Après moult tractations, le gouvernement arrive toujours à faire des acrobaties pour donner satisfaction aux grévistes. Ce temps perdu entraîne des conséquences tant sur le plan sanitaire qu´éducationnel, alors qu´il y a moyen de les éviter si les parlementaires étaient vigilants pendant l´examen du projet de budget présenté par le gouvernement.
En outre, les élus et les élus des élus ne doivent pas perdre de vue que la RDC est partie prenante à quelques organisations qui lui exigent le paiement des contributions. Au lieu d´être citée régulièrement parmi les mauvais payeurs, la RDC a intérêt à redorer son image ternie.
Un autre enjeu dont les députés et les sénateurs doivent tenir compte est la matérialisation de la décision de la revanche du sol sur le sous-sol. Pour ce, conformément au Protocole de Maputo (Mozambique), il importe que la part du budget national allouée au secteur de l´agriculture atteigne au moins 10%. Ainsi, l´agriculture sera effectivement la priorité des priorités, et la sécurité alimentaire ne sera pas un vain mot.
Enfin, pour lutter tant soit peu contre le chômage qui frappe de plain-pied la majorité des jeunes, la rubrique investissements devra retenir l´attention de deux chambres législatives. Car, sans investissements, il n´y a pas création d´emplois et le taux de sans-emplois ira toujours grandissant, avec comme conséquence l´augmentation de la pauvreté et l´accroissement de l´exode rural.
Muke MUKE