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" Awa na ring oyo ngayi nde champion. Olie oloba ke ngayi na simbi kisi, yaka nde nalakisa yo secret !!!"
" Awa na ring oyo ngayi nde champion. Olie oloba ke ngayi na simbi kisi, yaka nde nalakisa yo secret !!!". Ce message que nous venons d'apercevoir sur trois endroits : le côté gauche et le double battant de la portière arrière d'une Mercedes-Benz Sprinter 212, signifie en français ''Ici sur ce ring, c'est moi le champion. Au lieu de dire que je viens de toucher aux fétiches, viens que je te montre le secret !!!''
Attardons-nous un peu sur la forme du message. Les Kinois, des Congolais en général, se singularisent dans un parler ou un écrit où se mêlent plusieurs langues, donnant des mots qui ne sont ni français ni lingala : le lingala, le français voire l'anglais. Et pire, il existe même des mots français ''lingalisés''. C'est le cas de ''Olie'' - qu'il ne faut pas confondre avec le verbe ''manger''. Ici, c'est plutôt la locution prépositive ''au lieu de''. De grâce, faisons bénéficier au secteur des transports en commun d'une présomption d'ignorance !
Revenons à nos moutons pour dire que l'auteur dudit message s'autoproclame champion, en prenant son secteur pour un ring. Donc, l'endroit où se déroule un combat de boxe. Lorsqu'il déclare que ''Awa na ring oyo'' (Dans ce cette ring''), posons-nous la question de savoir de quel ring il s'agit. Sachant que le ''ring'' dont il est question symbolise sans doute un secteur ou un domaine donné. S'agit-il du secteur des transports en commun ? C'est difficile d'y répondre à l'affirmative.
Il s'adresse, dans son message, à un adversaire invisible. L'auteur anonyme accuse cet adversaire de propager des nouvelles sur lui qu'il avait touché aux fétiches. Ce qui justifierait son succès, selon l'idée du message. Alors qu'il n'en est rien. Aussi invite-t-il son antagoniste à le contacter pour que, lui champion, lui dévoile le secret de sa réussite. Au lieu de se mettre à propager des fausses nouvelles à son compte.
L'idée de cette communication révèle bien l'esprit qui caractérise l'opinion congolaise qui a l'habitude d'attribuer toute réussite, tout succès dans les affaires ou dans la profession à la pratique fétichiste : commerce, sport, musique…. Comme si rien ne peut réussir à quelqu'un s'il ne recourt pas aux moyens obscurs comme les fétiches ou le maraboutage.
Kléber KUNGU