Dernière minute
Société
"Mbisi ata akola na ebale pona kolamba ye il faut kaka kosokola ye !". Cette phrase est tirée de la chanson "Silivi" de Koffi Olomidé, de l'album Monde Arabe, sorti en avril 2004. L'expression signifie littéralement "Même si le poisson grandit dans le fleuve, pour le cuisiner,…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
* L'audience renvoyée au 12 mai pour suites des débats.
La Haute Cour militaire a décidé de renvoyer au mardi 12 mai la suite du procès du lieutenant-général Philémon Yav, ancien commandant…
Étranger
SEOUL, 10 mai (Yonhap) -- Alors que l'inspection du HMM Namu, navire marchand de la société sud-coréenne HMM Co. victime d'une explosion et d'un incendie en début de semaine, s'est achevée plus…
Nation
Le Gouvernement durcit le ton face à la montée des discours jugés injurieux et diffamatoires visant le Président de la République, Félix Tshisekedi sur les réseaux sociaux.
Ce…
AU COURS D’UNE CONFERENCE ORGANISEE PAR L’UNESCO : Des journalistes congolais sensibilisés aux questions environnementales
Des journalistes professionnels congolais ont été sensibilisés aux questions environnementales. Mobilisés sous le thème évocateur : » Le journaliste face à la crise environnementale« , les professionnels des médias ont été placés devant leurs responsabilités en attirant leur attention sur « la presse au service de la planète » en danger. C’était au cours d’une conférence organisée le mercredi 8 mai à Kinshasa par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), en partenariat avec l’Union nationale de presse congolaise (UNPC) et l’Unisic, en marge de la Journée mondiale de la liberté de la presse.
Les différents intervenants étant intervenus au cours de cette table ronde ont souligné l’importance du rôle des journalistes professionnels dans la sensibilisation des populations autochtones à des questions environnementales dans le contexte de la crise environnementale mondiale actuelle.
« Cette crise met clairement en péril la planète Terre avec laquelle toute la vie humaine et les moyens de subsistance de l’humanité « , alerte le chef de Bureau et Représentant pays en RDC, Isaias Barreto da Rosa.
Et de révéler la triple crise qui menace la planète. : « changement climatique, perte de la biodiversité et la pollution de l’air, et le lien entre cette triple crise planétaire avec les questions de santé publique et la nécessité de renforcer la démocratie pour lutter contre la désinformation sur les plateformes numériques entre autres sont devenus des défis majeurs auxquels l’humanité est confrontée aujourd’hui.«
POURQUOI LA CRISE ENVIRONNEMENTALE CONCERNE CHAQUE JOURNALISTE
Dans son mot de circonstance, le directeur pays de l’Unesco a également souligné le fait que, pour son institution, » le journaliste indépendant et les scientifiques sont des acteurs essentiels pour aider nos sociétés à séparer les faits des mensonges et des manipulations, permettant ainsi de prendre des décisions éclairées notamment en matière de politique environnementale « .
En organisant cette rencontre, l’Unesco estime que ces réflexions et ces échanges devront aider à savoir pourquoi la crise environnementale concerne chaque journaliste et chaque media, leurs enjeux, pourquoi il est important de parler de la crise environnementale dans les médias ainsi que les lacunes de la couverture de la crise environnementale. In fine, cette conférence a pour » objectif de renforcer la pratique du journalisme environnemental en RDC.«
Les communications desquelles découleront les échanges des panélistes aideront à atteindre trois objectifs. Quant au directeur de cabinet et représentant du ministre de la Communication & Médias, Nicolas Lianza, il a mis l’accent » sur: le rôle du journaliste congolais dans la communication environnementale de la RDC et ses missions à l’ère de la crise climatique et de la transition écologique « .
Il a salué le thème proposé par l’Unesco qui » cadre non seulement avec l’ambition de promouvoir la liberté d’expression notamment celle des journalistes environnementaux et scientifiques et de tous les acteurs qui luttent dans la protection de l’environnement « .
Pour l’interveant, « l’information environnementale aux populations autochtones est une contribution majeure à la promotion d’un avenir environnemental durable».
Nicolas Lianza a enfin encouragé le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) au respect des prescrits de l’Ordonnance-loi n°23/009 du 13 mars 2023 mars fixant les modalités de l’exercice de la liberté de la presse et de la liberté de l’information et des émissions par la radio, la télévision, la presse écrite et tout autre moyen de communication en RDC, loi appelée communément » Loi Muyaya » et à œuvrer avec les médias dans le sens de la promotion des émissions environnementales et de collaborer activement pour que la thématique environnementale soit prise comme critère de priorité dans l’éligibilité de financement du gouvernement dans le cadre de la viabilité économique des médias « .
JOUER LE RÖLE DE PREVENTION
Le vice-président de l’UNPC a salué la thématique qui coïncide avec ce que le pays a vécu dernièrement lors de la crue des eaux du fleuve. Ainsi, a-t-il appelé les journalistes professionnels à « se mettre en première ligne de front, à travers nos productions, écrits, nos articles, nos reportages « . Il ne s’agit de faire en quelque sorte le bilan dû aux catastrophes naturelles, » mais également et surtout de jouer le rôle de prévention et d’action en sensibilisant activement la communauté congolaise dans son ensemble sur les mesures de lutte contre les effets du changement climatique et celles d’adaptation« .
Deux spécialistes environnementaux sont intervenus pour bien sensibiliser les journalistes et étudiants en journalisme. Jean-Louis Koyagialo a axé son intervention sur les impacts environnementaux sur l’exploitation minière et forestière en RDC. Il s’agit notamment de l’environnement climatique, des ressources en eau, de la sécurité alimentaire, de la santé, de la biodiversité, des changements climatiques, climat et micro-climat et de la perturbation du cycle de l’eau.
Le Pr Anicet Basilua de l’Unisic (ex-ISti-Ifasic) a souligné le fait les conséquences du changement climatique viennent s’ajouter à d’autres crises existantes. Il a relevé quelques obstacles qui handicapent le travail des journalistes. C’est notamment l’accès restreint aux informations environnementales, peu de moyens pour réaliser des reportages. Kléber KUNGU