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AU COURS DE CE QU’ELLE APPELLE FETE DU SAVOIR : La Banque mondiale présente cinq travaux analytiques
La Banque mondiale a présenté cinq produits (travaux) analytiques, fruit de réflexions et du travail acharné abattu par l’ensemble du personnel de l’institution de Bretton Woods. Le Mémorandum économique pays (CEM), le Rapport national sur le climat et le développement (CCDR), la Revue des dépenses publiques (PER), l’ouvrage intitulé » L’avenir des ressources de l’Afrique » et Africa’s Pulse sont les 5 travaux analytiques que le Groupe de la Banque mondiale à fait découvrir aux participants au cours de la Fête du savoir (Knowledge Fest) qu’il a organisée le mercredi 04 octobre à la Gombe.
La Fête du savoir, initiée en 2017 par le directeur des Opérations de la Banque mondiale, Albert G. Zeufack, a permis de faire découvrir une autre facette de cette institution de Bretton Woods en dehors de celle traditionnellement connue des financements. Cette autre facette, c’est la » source importante du savoir et du partage des connaissances « , à en croire Albert Zeufack.
« Dans le cadre de la mission de la Banque mondiale, celle d’éradiquer la pauvreté extrême et de promouvoir l’opportunité partagée, les connaissances et le savoir jouent un rôle fondamental », a-t-il fait remarquer. C’est dans ce cadre que s’inscrit l’organisation de cette journée appelée la Fête du savoir (Knowledge Fest).
CINQ TRAVAUX ANALYTIQUES PRESENTES
Depuis 2017, la « Fête du savoir’‘ a fait et continue de faire du chemin. « Si bien qu’aujourd’hui, une vingtaine de pays en Afrique organisent une fête du savoir au cours de laquelle ils mettent à la disposition des autorités politiques et économiques, des autorités sectorielles des travaux pour permettre aux générations futures de ne pas recommencer à zéro « .
Ces travaux analytiques ont été présentés successivement dans la Revue des dépenses publiques (PER), par Mlle Ruxandra Burdescu, spécialiste principale de la gouvernance : (le Mémorandum économique pays (CEM) par Mlle Sandra El Saghir, économiste principale pour la RDC : le Rapport national sur le climat et le développement (CCDR) par Mlle Ana Elisa Buclier, spécialiste principale Environnement : l’ouvrage « L’avenir des ressources de l’Afrique » par James Cust, économiste principal, ainsi que Africa’s Pulse : » Créer de la croissance pour tous grâce à de meilleurs emplois » par Albert G. Zeufack.
» METTRE EN OEUVRE DES REFORMES ECONOMIQUES AMBITIEUSES «
Dans son mot de bienvenue, Albert G. Zeufack a souligné l’importance de la Revue des dépenses publiques. « Celle-ci permettra d’identifier les bonnes pratiques pour améliorer la mobilisation et la gestion des ressources publiques afin de relever les défis complexes qui freinent l’émergence de l’économie de la RDC « .
Quant au Mémorandum économique pays, il est « d’une extrême importance« .Il a déploré le fait que des efforts notables fournis ne permettent pas au cadre macroéconomique actuel de réunir des conditions suffisantes pour que la croissance en RDC se traduise par une amélioration significative et généralisée des conditions de vie des populations.
Aussi, a-t-il encouragé à « continuer à adopter et à mettre en œuvre des réformes économiques ambitieuses pour favoriser une croissance diversifiée et inclusive « , tout en approfondissant ces réformes pour permettre à la RDC de pouvoir » atteindre l’objectif de rentrer dans le groupe des pays à revenu intermédiaire à l’horizon souhaité par les autorités du pays « .
Le Mémorandum économique pays « montre comment la diversification économique en RDC est entravée par un environnement truffé de contraintes réglementaires et budgétaires qui ne permet pas au secteur privé de tirer au mieux de la croissance économique« , a révélé le représentant de la Banque mondiale en RDC. Ce rapport parle également des contraintes liées aux infrastructures. Car sans infrastructures, il n’y a pas développement «
LA RICHESSE DU SOUS-SOL N’A PAS ENTRAINE LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE
Ce Mémo propose également un certain nombre de politiques visant à résoudre les principaux goulots d’étranglement pour une croissance.
Le Rapport national sur le climat et le développement vise à soutenir les efforts de la RDC pour atteindre ses objectifs de développement dans un climat changeant, en quantifiant les espaces de changement sur l’économie congolaise, mais aussi en soulignant les politiques et les interventions clés qui seront nécessaires pour renforcer la résilience, a déclaré Albert Zeufack.
» La richesse du sous-sol, poursuit-il, n’a pas entraîné le développement économique. Dans beaucoup de cas, les richesses naturelles deviennent en fait une malédiction, entraînent des conflits, entraînent l’absence de diversification de l’économie. Donc, il est fondamental d’étudier et de comprendre sous quelle forme la richesse du sous-sol peut transformer en prospérité, mais surtout en prospérité partagée « .
L’ouvrage examine quatre tendances importantes, la transition, la mécanisation industrielle, la dégradation de l’environnement.
Le ministre du Budget, Aimé Budget, a souligné l’importance de la Revue des dépenses publiques. Ces dépenses publiques bien gérées, a-t-il déclaré, peuvent procurer à la population l’éducation, le logement, les soins de santé, l’électricité.
Il s’agit d’assurer l’amélioration du bien-être de la population et de mettre davantage la personne humaine au centre.de l’action gouvernementale. » Ensemble nous pouvons transformer la gestion de nos finances publiques « , a-t-il déclaré
Au cours d’une cérémonie officielle, le directeur des Opérations de la Banque mondiale a remis ledit rapport au ministre d’Etat, ministre du Budget, Aimé Boji. Kléber KUNGU