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APRES L'INCIDENT A L'ATTERRISAGE DE L'AVION PRESIDENTIEL A L'AEROPORT DE N'DJILI : Un tsunami en perspective à la RVA?
* Le vent ira-t-il jusqu'à secouer le ministère de tutelle?
L'incident survenu dans la nuit du mercredi 10 au jeudi 11 septembre à l'Aéroport international de N'Djili, continue à défrayer la chronique. Les commentaires vont dans tous les sens. Normal, quand on sait qu'il s'agit du Président de la République. Évidement, sans minimiser des centaines d'autres passagers de différents avions attendus à l'arrivée dans la même nuit.
On rappelle que dans la nuit du 10 au 11 septembre, une coupure d'électricité s'est produite de 00h20'à 05h25' à l'Aéroport international de N'Djili. Conséquence immédiate: Aucun avion ne pouvait atterrir. Non plus l'aéronef DRC001. Vous avez compris qu'il s'agit bel et bien de l'avion présidentiel en provenance du Kazakhstan, attendu à l'arrivée cette nuit-là.
Moralité, cette coupure d'électricité qui aura duré près de 5 heures, "a provoqué la diversion de tous les avions vers l'Aéroport international de Maya-Maya de Brazzaville". Foi à la lettre de la Régie des voies aériennes (RVA) du 11 septembre, portant suspension du commandant de l'Aéroport international de N'Djili.
APRES LA "VAR", DES "CARTONS ROUGES"?
Cinq jours après cet incident majeur, qui a failli coûter gros à la nation, l'impatience monte dans l'opinion. Les Congolais ont hâte à connaître les issues des enquêtes diligentées au niveau de la RVA, en vue d'établir les responsabilités.
A emprunter au jargon du football, on dirait simplement que Félix Tshisekedi a été accroché par le dernier défenseur, dans le petit carré. Mais, il faudrait que l'assistant vidéo confirme la faute, pour un éventuel penalty, assorti de carton rouge.
D'ores et déjà, le tifo est particulier. Les différents messages convergent. "Il n'y aura pas qu'un seul carton rouge". Dit autrement, l'incident survenu à l'Aéroport international de N'Djili, est d'une telle ampleur qu'il fait planer l'ombre d'un tsunami en perspective à la RVA. Comme pour dire, des têtes vont tomber.
Certaines langues vont jusqu'à prédire le renvoi de tout le staff dirigeant de la Régie. Mais, toujours est-il que la sanction collective a ceci de particularité qu'elle frappe parfois même les innocents. Pour le cas de figure, on ne verrait pas la responsabilité directe, par exemple du Président du Conseil d'administration ou du Directeur financier dans cette affaire. D'où, si sanctions il y aura, on devrait alors examiner le problème au cas par cas, avant de frapper.
LE VENT IRA-T-IL JUSQU'À SECOUER LE MINISTERE DE TUTELLE?
Ici comme ailleurs, un voyage du Président de la République implique plusieurs services publics. Et, quand on parle des services publics, on ne voit pas seulement les différentes "loges" de la Sécurité. Bien au contraire. Car, sont aussi concernés, tous ceux qui, de quelque manière, concourent de près ou de loin, à la réussite du déplacement du Chef de l'Etat. Que ce soit au départ comme à l'arrivée, des dispositions doivent être prises pour parer à toute éventualité malencontreuse.
Pour revenir au "drame" de la nuit du mercredi 10 au jeudi 11 septembre, d'aucuns pensent que celui-ci était évitable. C'est supposé qu'au niveau de la superstructure, c'est-à-dire le Gouvernement, on était au courant du retour du Chef de l'Etat au pays et de l'heure probable de son arrivée à l'aéroport international de N'Djili. Il va donc sans dire.
Partant, il est supposé que chaque responsable des départements directement impliqués, devraient battre le rappel des troupes, afin de s'assurer que tout est bien en place et qu'il n'y aurait aucun raté.
En l'espèce, des observateurs indépendants estiment que le ministre des Transports et voies de communication- parce qu'il s'agit de son secteur - devrait coordonner ce retour du Président de la République, en demandant aux différents services sous sa tutelle, de veiller au grain. Y compris son collègue ayant l'Energie dans ses attributions. Auquel cas, les mêmes observateurs que ces deux membres du Gouvernement méritent un "carton jaune". Autrement dit, une suspension.
5 HEURES D'OBSCURITÉ DANS UN AEROPORT...
Depuis des années, l'obscurité est la règle dans presque toutes les communes de Kinshasa. Et, l'électricité, l'exception. Trivialement, on dirait: " L'obscurité fait partie du quotidien des Kinois".
En ce qui concerne ce qui s'est passé dans la nuit du mercredi 10 au jeudi 11 septembre à l'Aéroport international de N'Djili, il y a lieu d'affirmer que ce n'est pas la première fois que l'on y déplore une coupure d'électricité. Mais, c'est la première fois que les installations aéroportuaires de N'Djili soient plongées dans le noir pendant plusieurs heures. Bémol, des esprits moyens évoqueraient- non sans raison- la coupure d'électricité du mois d'août 1998 qui, pendant plusieurs semaines, avait plongé la capitale dans le noir sous feu Laurent-Désiré Kabila, le tombeur du Marechal Mobutu en mai 1997. Mais, le contexte n'est plus le même, quand on sait que cette coupure fut l'œuvre des soldats RCD, principal mouvement rebelle d'alors, avant de se muer en un parti politique en 2003.
Et donc, 5 heures d'obscurité dans un lieu réputé être l'entrée et la sortie du pays, il n'y a donc pas pire que ça! Surtout dans le contexte actuel de la RDC, pays en guerre. Et si cet incident s'était produit sous la Coalition FCC-CASH? Trêve d'extrapolations!
Grevisse Kabrel