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Afin de mieux gérer la biodiversité : Un programme de gestion durable de la faune sauvage lancé dans le bassin du Congo
Le bassin du Congo est la deuxième plus grande forêt tropicale au monde, après l’Amazonie. Avec une superficie de 228 millions d’hectares, il s’étend sur la République démocratique du Congo, le Cameroun, la République centrafricaine, la Guinée équatoriale, la République du Congo et le Gabon, et abrite une riche biodiversité. Certaines sources estiment qu’au moins deux millions d’hectares disparaissent chaque année du fait de l’exploitation forestière, l’exploitation minière, de l’agriculture et du bois de chauffe.
Ce fléau suscite des inquiétudes. Face au problème la communauté internationale conjugue des efforts pour lutter contre la déforestation du bassin du Congo considéré comme le deuxième poumon du monde et préserver sa biodiversité, essentiel à l’équilibre de la nature.
Parmi les structures mises en place dans cette lutte, il y a le Programme de gestion durable de la faune sauvage ( SWM Programme) financé par l’UE et coordonné par le Centre de recherche forestière internationale et mondial d’agroforesterie (Cifor-Icraf) en collaboration avec la FAO et le MINFOF.
Selon un communiqué du Cifor, le SWM Programme, intervenant déjà dans quinze pays, vient d’être lancé au Cameroun. L’initiative va s’associer à deux villages du Sud-ouest de ce pays pour développer des nouvelles approches de chasse et de consommation de viande sauvage. En effet, la faune de cette partie du pays est de plus en plus soumise à la pression d’une surexploitation due à l’augmentation démographique et à des intérêts commerciaux incontrôlés.
Le projet ira jusqu’en juillet 2026, et se donne pour objectif d’utliser durablement et légalement la faune sauvage pour l’alimentation et les moyens de subsistance des acteurs ruraux, en conservant la biodiversité. De réduire la dépendance des populations à l’égard de la viande sauvage provenant de sources non durables, en faveur de chaînes d’approvisionnement saines et durables.
Pas que. Mais aussi de renforcer les capacités de prévention des risques de propagation de maladie d’origine sauvage lors de contact entre humains et animaux domestiques et humains – faune sauvage, ainsi que dans les écosystèmes.
Le bassin du Congo occupe 26% de la surface des forêts tropicales de la planète et abrite une riche biodiversité. Il existe plus de 10.000 espèces de plantes, 1000 espèces d’oiseaux et 400 espèces de mammifères. D’où l’importance de le préserver. Avec ses forêts, le bassin du Congo joue un rôle crucial à la survie de l’humanité. Elles génèrent l’oxygène qui contribue à la qualité de l’air et participe à la stabilité climatique.
La destruction des forêts dans le bassin provoque des émissions de gaz à effet de serre, avec des répercussions sur le changement climatique mondial. Les scientifiques estiment que les deux tiers des forêts du bassin du Congo pourraient être perdue d’ici à 2040, à moins que des efforts pertinents de protection – soient rapidement mis en œuvre. Fyfy Solange TANGAMU