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Action contre la faim et la pauvreté, Le Fida appelle à un investissemet en faveur des petites exploitations
Le Groupe des 20 renouvelle son engagement dans la lutte contre la faim et la pauvreté et dans la promotion de l’inclusion sociale. Cet engagement a été pris à l’occasion des réunions ministérielles du G20 qui se tiennent cette semaine à Rio de Janeiro sous la présidence du Brésil. Le président du Fonds international de développement agricole (Fida), Alvaro Lario, a souligné que, seul, «un investissement stratégique, coordonné et ciblé dans l’agriculture durable est la seule solution pour permettre aux communautés rurales vulnérables et aux petits exploitants agricoles d’échapper à la pauvreté et à la faim».
Le Fida est la seule institution financière des Nations Unies qui se consacre exclusivement au soutien de la capacité de production et de la résilience des petits agriculteurs et producteurs des zones rurales.
Pour la période 2025-2027, il prévoit la mise en œuvre d’un programme de travail évalué à 10 milliards d’USD et destiné à plus de 100 millions de ruraux. C’est dans ce cadre que le Brésil s’est récemment engagé à verser 13 millions d’USD au Fida pour son prochain programme de travail de trois ans en faveur du développement rural.
«Le Brésil adopte la position d’un chef de file véritablement engagé dont le monde a besoin pour éliminer la faim et la pauvreté, tout en s’attaquant aux inégalités et en promouvant l’inclusion sociale. Le Président Lula entend ainsi montrer l’exemple, et nous espérons que d’autres Etats membres s’en inspireront et s’engageront, à leur tour, dans la lutte contre la faim, la pauvreté et les inégalités», a déclaré le président du Fida, Alvaro Lario, qui est à Rio de Janeiro pour assister aux réunions ministérielles du G20 présidées par le Brésil.
Nouvel accord
Le FIDA et le Brésil ont récemment renforcé leur partenariat grâce à un nouvel accord conclu avec la Banque nationale brésilienne de développement économique et social (BNDES), en collaboration avec les Etats du Nord-Est du pays.
A travers cet accord, les parties visent à renforcer la résilience d’un million de personnes dans les zones rurales du Sertão, région semi-aride et particulièrement vulnérable du Nord-Est.
Un nouveau programme, appelé Sertão Vivo, permet la poursuite des interventions dans les Etats semi-arides du Nord-Est, où plus de 250.000 familles ont pu sortir de la pauvreté grâce aux investissements du Fonds entre 2016 et 2022.
La faim dans le monde en chiffres
A l’occasion des réunions du G20 qui se tiennent à Rio, les nouveaux chiffres de la faim dans le monde seront présentés officiellement. La réunion ministérielle du groupe de travail chargé de mettre en place une Alliance mondiale contre la faim et la pauvreté débutera ce mercredi 24 juillet par le lancement de l’édition 2024 de l’Etat de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde.
Cette année, les derniers chiffres concernant la faim, la sécurité alimentaire et la nutrition dans le monde seront présentés, notamment des estimations actualisées portant sur le coût et l’accessibilité d’une alimentation saine.
D’ores et déjà, on estime à 783 millions de personnes dans le monde qui souffrent encore de la faim. Plus de 3 milliards de personnes n’ont pas encore accès à une alimentation saine. Les populations rurales, les femmes notamment, sont exposées à la faim et à l’insécurité alimentaire
Collaboration
Ce rapport est le fruit d’une collaboration entre l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), le Fida, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef), le Programme alimentaire mondial (Pam) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
Dans ce travail, la partie «Financement visant à éradiquer la faim, l’insécurité alimentaire et toutes les formes de malnutrition» dresse un état des lieux: montant des investissements, analyse des lacunes et proposition de solutions de financement innovantes pour s’attaquer aux principaux facteurs de la faim et de la malnutrition.
Institution financière internationale, le FIDA y expose plusieurs dispositifs de financement d’avant-garde. Il y a notamment l’émissions d’obligations durables auprès d’investisseurs privés, les mécanismes de financement mixte et autres accords de partage des risques destinés à attirer les fonds du secteur privé, tels que ARCAFIM, et la promotion de l’inclusion financière grâce à l’envois de fonds numériques.
D’après le président du Fida, «il ne s’agit là que de quelques exemples des solutions financières innovantes que le FIDA met en œuvre au service du développement rural». Il estime «qu’il faut investir davantage et de manière plus judicieuse pour endiguer la faim et toutes les formes de malnutrition».
Pour atteindre cet objectif, cela nécessite de garantir à tous un accès sûr et financièrement abordable à une alimentation équilibrée, en particulier pour les populations les plus vulnérables.
Dina BUHAKE Tshionza