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Tshivis Tshivuadi : «La nouvelle loi pose les bases de l’assainissement de la profession»
Du point de vue du Secrétaire général de JED, Tshivis Tshivuadi, le Projet de loi porté par le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, fixant les modalités de l’exercice de la liberté de presse, d’information et d’émission par la radio et la télévision, la presse écrite ou tout moyen de communication en RDC, et adopté récemment par l’Assemblée nationale, pose les bases de l’assainissement de la profession. Mais pas que. Interview minute.
L’Assemblée nationale a adopté, le 4 avril, le projet de loi fixant les modalités de l’exercice de la liberté de presse. Si cette loi est appliquée, qu’est-ce qui va changer en mieux ?
Tshivis : La nouvelle Loi met fin à l’existence de la Loi du 22 juin 1996, vieille de l’époque de la dictature sous le régime du Maréchal Mobutu et qui était devenue obsolète et répressive pour la liberté de la presse. Globalement, la nouvelle Loi est moins répressive en ce qui concerne le régime des sanctions pour les délits de presse. Ensuite, elle pose les bases de l’assainissement de la profession et durcit les conditions d’accès à la profession et d’obtention de la carte professionnelle.
En attendant la Loi d’accès à l’information, cette nouvelle Loi fait obligation à tous les mandataires publics de fournir aux journalistes toutes les informations d’intérêt général dont il a besoin et qui ne sont pas couvertes de secret, notamment pour la sécurité nationale ou la défense nationale
Les lois de 81 et 96 n’étaient pas mauvaises. De votre point de vue, où réside le problème, est-ce la loi elle-même ou sa mise en application ?
L’Ordonnance-loi de 1981 sur le statut des journalistes, tout comme la Loi de 1996 sur l’exercice de la liberté de la presse, datent de l’époque de la dictature sous le régime du Parti-Etat. A l’époque, il n’y avait ni internet, ni les réseaux sociaux, ni les médias en ligne. La Loi de 96 n’était pas conçue pour favoriser la liberté de la presse mais pour restreindre les droits et libertés des journalistes. Il était donc temps de doter le secteur des médias, d’un cadre légal plus moderne et adapté aux évolutions démocratiques et technologiques, et plus protecteur pour les journalistes. Le plus grand défi qui nous incombe, c’est de nous mobiliser en permanence pour faire respecter toutes les dispositions de la nouvelle Loi.
Au regard de la nouvelle loi, la société congolaise peut-elle enfin rêver d’un journalisme de qualité ?
Comme dit plus haut, la nouvelle Loi pose les bases de l’assainissement en profondeur de la profession, pour mettre fin à l’anarchie et au désordre que nous déplorons actuellement. A titre illustratif, l’accès à la profession sera soumis à conditions, et à l’issue d’un processus de recrutement. Le candidat journaliste devra avoir un diplôme en communication ou en journalisme. Ensuite, il devra avoir passé un concours et passer un stage de 12 ou 24 mois pour ceux qui n’ont pas fait les études de journalisme. Propos recueillis par Didier KEBONGO