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» Toza na sisteme ya lifelo moto ezo pela kasi tozozika te «
» Toza na sistème ya lifelo moto ezo pela kasi tozozika te » Entendez, («Nous sommes dans le système de l’enfer. Le feu brûle, mais nous ne sommes pas brûlés « , NDLR), écrit l’auteur anonyme de la pique qui a mal orthographié »sisteme » pour »système ». Veuillez donc l’absoudre de cet impair linguistique, dû sans doute au rang professionnel de l’auteur.
Quel message véhicule cette phrase gravée sur la carcasse arrière de ce bus ? Cette pique qui sillonne les artères de la capitale, n’a pas échappé à notre œil inquisiteur ? Mettons-nous à la décrypter.
Par »système », l’auteur de la pensée entend »régime » ou »mode », voire »vie ». Et de là à déduire qu’il dénonce le »régime » d’enfer que vivent ses compatriotes, il n’y a qu’un pas vite franchi. L’auteur nous précise qu’il s’agit des conditions difficiles dans lesquelles vivent les Kinois, les Congolais en général.
Dans ce message imagé, inspiré sans doute d’un album de Koffi Olomide, l’auteur explicite » le feu qui brûle » dans ce »système de l’enfer » (enfer dont personne d’entre les humains n’a déjà palpé la chaleur), ça chauffe, au propre comme au figuré, sans que nous brûlions.
En termes plus clairs, malgré les difficultés de la vie, les Congolais font de la résistance. Ils sont »inconsummables », »inflammables », insolubles à la souffrance.
Quelle résilience !: Bravo, braves et résilients Congolais, toujours prêts à braver l’adversité depuis des décennies.
Kléber KUNGU