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TARIFS DES TRANSPORTS EN COMMUN : Chauffeurs de taxis et taxis-bus défient l'État
Les montants des frais de transport que les chauffeurs de bus et taxis-bus fixent sur différents itinéraires à Kinshasa, dépassent tout entendement. Ils le font selon leur gré et suivant les heures de la journée. C'est ainsi que pour un même itinéraire, ils peuvent passer du simple au triple.
À titre indicatif, nous prenons l'itinéraire centre-ville-UPN. Avant 5 heures du matin, les passagers paient 2000 FC de l'UPN à l'Hôtel de ville. L'inverse revient à 1500 FC. Après cette heure jusqu'à 6 heures, le tarif monte à 3000 FC lorsqu'il s'agit de quitter l'UPN vers la ville. Dès qu'on est au-delà de 6h, les chauffeurs augmentent le montant à 4 ou 5000 FC. Bref, c'est tout un imbroglio face auquel les pauvres clients sont impuissants.
Dans ce méli-mélo, il y a ceux qu'on appelle chargeurs qui se donnent le pouvoir d'interférer dans la fixation de ces tarifs.
À ce propos, il importe de souligner que sur le plan officiel il existe des tarifs fixés par l'Hôtel de ville, mais foulés aux pieds par les chauffeurs de bus et les taximen.
Cette indiscipline est facilitée par le fait que sur les routes il n'existe aucun service qui fait le suivi de l'arrêté du gouvernement provincial de Kinshasa portant sur cette matière. Ce qui fait que ces conducteurs se conduisent comme s'ils se trouvaient dans la jungle.
Outre le non-respect des tarifs officiels, il y a la pratique de demi-terrain qui a repris de plus belle, au vu et au su de tout le monde. Comme pour le cas des prix des courses, ici aussi il n'y a aucune sanction infligée aux contrevenants.
Des sanctions exemplaires s'imposent à l'encontre des hors-la-loi
Malheureusement, ce sont les citoyens lambda qui paient les frais de ce désordre. Alors que leur pouvoir d'achat est déjà malmené par la hausse vertigineuse de prix des produits de consommation courante, ils doivent encore faire face au calvaire leur imposé par les chauffeurs de bus et taxis-bus.
L'Etat ne doit pas rester indifférent face à cet incivisme des conducteurs de bus et taxis-bus. Des mesures sans complaisance doivent être arrêtées ainsi que des sanctions exemplaires à l'endroit de tous ceux qui enfreignent l'arrêté du gouverneur de la ville, pour mettre fin à cette bouillabaisse qui a élu domicile dans les routes de Kinshasa.
Par ailleurs, pour faire régner la discipline dans ce secteur de transport public, il convient de faire respecter l'instruction qui interdit aux receveurs de bus de s'accrocher aux portières, une interdiction qui date de longtemps mais pas suivie d'effets.
À entendre les plaintes de la population par rapport à ce martyr que leur imposent les chauffeurs de bus et taxis-bus, l'Hôtel de ville est invité à sortir de son sommeil pour faire respecter les tarifs de transport en commun qu'il a lui-même arrêtés et communiqués sur base de certains critères objectifs.
Muke MUKE