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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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Suspendu , le rapport de l’IGF faisant foi…
Sale temps pour les mandataires publics ! Conçu pour assurer de beaux rêves, le lit douillet du PCA, DG, DGA rime avec cauchemar. Quoi que super aseptisé, le bureau n’offre plus la moindre garantie d’une tour d’ivoire ou d’une citadelle imprenable. La « suspension définitivement provisoire » ou « provisoirement définitive » peut, tel un couperet, tomber à tout moment.
La terrible loi de séries faisant de tous les mandataires des suspendus en sursis. La seule question qui taraude, mieux qui hante l’esprit de tout membre du conseil d’administration et/ou du comité de gestion d’entreprise ou établissement public étant : « à qui le prochain tour » ?
Rapport de la désormais redoutable et redoutée Inspection générale des finances (IGF) en bandoulière, les ministres de tutelle sont passés à l’action. L’opération « suspension des mandataires » est en marche. Chaque jour apporte son lot de « suspendus« . Comme la nature a horreur du vide, dixit Aristote, des comités de gestion ad intérim sortent immédiatement de terre. Re bonjour le régime d’intérimaires !
Depuis les années Mzee, une jurisprudence – que nous envie la terre entière – fait florès. A savoir, l’intérim à durée indéterminée. En somme, des intérimaires qui n’ont rien à envier aux mandataires de plein exercice. Un sacré défi au droit administratif.
Reste que si cette valse de suspensions procède effectivement de la bonne gouvernance, aucun Congolais ne devrait rien trouver à y redire, encore moins s’en plaindre. Jadis épine dorsale de l’économie congolaise, les entreprises publiques ne sont plus-à quelques exceptions près- que des pompes à finance ou des vaches à lait pour les mandataires et leurs… mandants – les fameux faiseurs de rois – et la tutelle. Ou les tutelles. Généralement tous des Congolais de père et de mère.
Si grâce au travail en amont de l’IGF, l’exercice consiste à nettoyer les écuries d’Augias, bravo. En revanche, si le boulot salutaire du légendaire Alingete est instrumentalisé pour faire le vide à des fins du « grand remplacement », là il ne restera plus qu’à emprunter la formule d’Alphonse Karr, écrivain et journaliste français du XIXème siècle : « plus ça change , plus c’est la même chose« .
José NAWEJ