Dernière minute
Société
La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Le Forum national de capitalisation des initiatives de paix des femmes en République démocratique du Congo (RDC) se tient à Kinshasa du 20 au 21 octobre 2026 sous le thème " Pour une…
Étranger
Mobilisation des producteurs, structuration des filières et respect des normes internationales : l’Agence nationale de promotion des exportations veut transformer le potentiel agricole de la RDC…
Nation
Trente ans après le massacre de l'hôpital de Lemera, au Sud-Kivu, Human Rights Watch (HRW) exhorte la communauté internationale à briser le cycle de l'impunité en République démocratique du Congo…
Perquisitions en Belgique : Kabuya dénonce un « réseau de mafieux visant à ternir l’image de Félix Tshisekedi »
Le président intérimaire de l’UDPS/Tshisekedi, Augustin Kabuya, dénonce une entreprise visant à ternir l’image du chef de l’État, Félix Tshisekedi, après les perquisitions des domiciles de membres de sa famille en Belgique. Il appelle également les responsables non originaires du Kasaï à prendre publiquement la parole pour réfuter les accusations de tribalisme visant le président congolais.
Augustin Kabuya monte au créneau. Réagissant à l’affaire des perquisitions en Belgique, le dirigeant intérimaire de l’UDPS/Tshisekedi met en cause les motivations de l’avocat à l’origine de la plainte. Il l’accuse d’être proche du régime rwandais et présente cette procédure comme une manœuvre destinée à discréditer Félix Tshisekedi.
« L’avocat qui est allé porter plainte en Belgique, c’est l’avocat de Paul Kagame. Suivez seulement le parcours de cet avocat. Son travail, c’est de défendre le régime du Rwanda », affirme-t-il, avant d’évoquer les liens professionnels entre cet avocat, Hervé Diakiese et Moïse Katumbi.
Pour Augustin Kabuya, cette affaire s’inscrirait dans une démarche visant à porter atteinte à l’image du président de la République. « C’est un réseau de mafieux qui ne veut que salir l’image du Chef de l’État Félix Tshisekedi », déclare-t-il.
Les non-Kasaïens appelés à témoigner
Au-delà du dossier belge, le président intérimaire de l’UDPS s’attaque aux accusations de tribalisme régulièrement adressées au pouvoir. Il exhorte les personnalités non originaires de l’espace kasaïen occupant des fonctions stratégiques à défendre publiquement le bilan des nominations du chef de l’État.
Son appel s’adresse notamment aux membres du gouvernement, aux bureaux exécutifs de l’Assemblée nationale et du Sénat, ainsi qu’aux responsables de l’armée.
« Je demande aux membres du gouvernement, aux membres des bureaux exécutifs de l’Assemblée nationale et du Sénat, ainsi qu’aux membres de l’armée qui ne sont pas originaires de l’espace Kasaïen, de se prononcer publiquement pour démontrer que le président Félix Tshisekedi ne nomme pas uniquement des Kasaïens aux postes de responsabilité et aux grandes fonctions de l’État », insiste-t-il.
Pour Augustin Kabuya, cette prise de parole permettrait de répondre aux critiques visant le chef de l’État et de « faire taire les détracteurs » qui l’accusent de favoriser les ressortissants de sa province d’origine.
Par cette double offensive, le responsable de l’UDPS entend défendre Félix Tshisekedi sur deux fronts : les accusations liées aux procédures engagées en Belgique et la controverse politique autour de la représentativité régionale dans les institutions congolaises.
Jérémie ASOKO