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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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Le Forum national de capitalisation des initiatives de paix des femmes en République démocratique du Congo (RDC) se tient à Kinshasa du 20 au 21 octobre 2026 sous le thème " Pour une…
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Mobilisation des producteurs, structuration des filières et respect des normes internationales : l’Agence nationale de promotion des exportations veut transformer le potentiel agricole de la RDC…
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Trente ans après le massacre de l'hôpital de Lemera, au Sud-Kivu, Human Rights Watch (HRW) exhorte la communauté internationale à briser le cycle de l'impunité en République démocratique du Congo…
Silence, le Président s’auto-évalue !
De l’ancien premier ministre socialiste français, Lionel Jospin, on retiendra le droit d’inventaire. Plus loin dans le temps, les férus de la vulgate marxiste-léniniste savent ce que signifient la critique et surtout l’autocritique.
Dans un exercice aux contours un tantinet iconoclastes dont chacun peut penser ce qu’il veut, « notre Fatshi national » y est allé de son auto-évaluation. Pour le coup, le moment n’est pas emprunté. Le Président est quasiment fin mandat. Et crépuscule quinquennal rime avec reddition des comptes. Tous les comptes alors.
A la décharge de l’actuel locataire du Palais de la nation, un confiteor sur la Justice. Un Président qui va à confesse, autant lui faire bénéficier tout de go de la vertu cathartique le proverbe selon lequel « faute avouée à moitié pardonnée ».
Même si au passage, il serait difficile d’imaginer que la saga judiciaire autour des bonzes du Régime -arrestation et libération spectaculaires -ait été le fait de seuls magistrats ! Ces procès-spectacles qui se sont achevés comme autant de symphonies inachevées. Et qui n’ont pas amélioré -c’est le moins que l’on puisse constater – l’image de l’appareil judiciaire au sein de l’opinion.
Cette auto-évaluation a laissé « le peuple d’abord » autant sur sa soif que sur sa faim. Le social ? Si la gratuité de l’enseignement primaire dans le secteur public est brandi, à juste titre, comme un haut fait du quinquennat, il ne devrait cependant pas apparaître comme cet arbre qui cache la forêt. Ni comme une devanture achalandée mais dont l’arrière-boutique est quasi vide.
La sempiternelle misère du peuple se lit, en effet, sur le visage des Congolais avec la même netteté qu’à l’entrée en fonction du PR05. Par certains aspects, on est même allé de Charybde en Scylla. A l’image du franc congolais dont la santé chancelante érode le pouvoir d’achat -ou ce qui en tient lieu- de la majorité silencieuse.
Ce souverain primaire que tous les acteurs politiques invoquent, évoquent et convoquent lorsqu’ils sont dans l’opposition. Une fois au pouvoir, vive la bonne vieille devise inversée héritée du MPR : se servir et non servir. A en juger par l’enrichissement ambiant de certains dignitaires du Régime, pas besoin d’un dessin pour comprendre les ressorts de cette transmutation à la vitesse grand V.
Peut-être que dans une prochaine auto-évaluation, il sera question de ce social-là. Celui qui à la base du désamour entre la classe politique-tous régimes confondus- et le peuple. José NAWEJ