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S'ADRESSANT A TOUTES LES PARTIES PRENANTES AU CONFLIT, Goma : l'Unicef plaide pour la protection des civils et la continuité des services publics essentiels
L'Unicef lance un appel à toutes les parties prenantes à assurer la protection des civils et la continuité des services publics essentiels, renseigne un communiqué de presse. Ce fonds des Nations Unies et ses partenaires en République démocratique du Congo fournissent de l'eau potable à 700 000 personnes par jour dont environ 364 000 enfants à Goma, après des ruptures d'approvisionnement en eau consécutives aux affrontements.
Selon l'Unicef, le violent conflit qui a éclaté fin janvier a privé d'eau potable, de services d'assainissement et d'électricité une grande partie des deux millions d'habitants de la ville, dont un tiers a récemment été déplacé.
La source indique que la crise humanitaire a fait émerger deux besoins urgents. Des centaines de milliers de personnes ont quitté les anciens sites de déplacés autour de Goma pour rejoindre des zones de réinstallation où les services d'approvisionnement en eau et d'assainissement sont limités. Le conflit a également entraîné la destruction d'infrastructures d'approvisionnement en eau auparavant largement utilisées, ajoute la source
L'eau, une ressource vitale
" L'eau salubre est une ressource vitale. Alors que les épidémies de choléra et de variole se poursuivent dans l'est de la RDC, les enfants et les familles ont plus que jamais besoin d'eau salubre pour s'en prémunir et éviter une crise sanitaire plus grave", a expliqué Jean-François Basse, le représentant par intérim de l'Unicef en RDC. Pour le numéro un de l'Unicef/Rdc, "à l'échelle globale, les enfants vivant dans des zones de conflit prolongé ont trois fois plus de risques de mourir de maladies hydriques que de la violence. Le rétablissement des services essentiels doit être une priorité, sinon nous risquons de perdre encore davantage de vies ".
Malgré la détérioration de la situation sécuritaire, l'Unicef a immédiatement réagi en acheminant de l'eau par camion vers trois établissements de santé, dont l'hôpital général de référence de Virunga, qui a pris en charge environ 3 000 patients blessés. Des kits médicaux permettant de soigner 50 000 personnes ont également été distribués aux centres de santé saturés par le nombre de patients.
Cependant, fait remarquer la source, environ 700 000 personnes disposent désormais d'un accès quotidien à l'eau par l'intermédiaire de la Regideso, grâce à l'approvisionnement, par l'Unicef et la Monusco, de 77 000 litres de carburant. Cela a permis aux cinq principales stations de pompage de redémarrer après avoir été arrêtées en raison de coupures de courant. Tandis qu'à l'est de Goma, ajoute la source, 33 000 personnes supplémentaires sont approvisionnées en eau grâce à un réseau de distribution d'eau construit par l'Unicef dans la région de Bushara-Kayarutshiyna.
Pour atténuer les risques d'épidémies, l'Unicef et ses partenaires ont donc installé plus de 50 sites de chloration le long de la côte pour traiter l'eau du lac où s'approvisionnent quotidiennement 56 000 personnes afin de limiter l'expansion de l'épidémie de choléra.
" Nous observons déjà des signes inquiétants d'une augmentation des cas de choléra, étroitement liée à la hausse des déplacements de population et au fait que les gens ont recours à de l'eau insalubre. Bien qu'il soit difficile de recueillir des données dans ces circonstances difficiles, nous sommes extrêmement préoccupés par l'explosion du nombre de cas à l'approche de la principale saison des pluies ", a conclu Jean-François Basse.
Mathy Musau