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DIALOGUE NATIONAL, Près de 50 femmes réfléchissent à la création d'un espace de concertation pour des propositions communes
Près de 50 femmes leaders de la majorité présidentielle, de l'opposition et de la société civile ont pris part hier mercredi 05 août 2026 à une matinée de réflexion sur "les femmes face à l'appel au dialogue politique en RDC" organisée par le Forum des femmes citoyennes et engagées pour la gouvernance, la démocratie et le développement (FOFECEGDD).
Une occasion, a fait savoir la présidente de cette structure, Me Marie Lukusa Kadima d'inviter les participantes à créer un espace de concertation afin d'élaborer des propositions communes visant à garantir une participation effective et influente des femmes et des jeunes filles au dialogue politique annoncé.
Au cours de cette matinée, a-t-elle expliqué, il était question notamment d'analyser les enjeux du dialogue politique annoncé, identifier les défis limitant la participation des femmes aux processus politiques, formuler des recommandations pour assurer une représentation équilibrée des femmes dans les instances du dialogue et des jeunes filles autour du processus et renforcer les synergies entre les organisations féminines de différents horizons politiques.
À l'entendre, pour aider les participants à avoir le même entendement sur les enjeux du dialogue, les discussions ont porté sur les thématiques ci-après : " l'analyse du contexte politique ; Enjeux du Dialogue dans la consolidation de la paix en RDC; le Dialogue national : opportunité historique ou risque de marginalisation des femmes ? Les femmes au Dialogue national : actrices de la décision ou figurantes de la réconciliation ? Ainsi que de la participation à l'influence : construire une position commune des femmes pour peser sur le Dialogue national quelles stratégies collectives".
UNE OPPORTUNITE POUR LES FEMMES
Représentant la cheffe de la section Genre de la Monusco, Mme Martina Ndi Berinyuy a déclaré : " le dialogue national annoncé représente une opportunité pour les femmes de la majorité, de l'opposition et de la société civile de se concerter, d'identifier leurs priorités communes et de formuler des propositions consensuelles afin de garantir une participation effective et influente des femmes et des jeunes filles à ce processus".
Dans cette dynamique, la Monusco, à travers sa Section Genre, réaffirme sa disponibilité à accompagner, dans le respect de son mandat, toutes les initiatives visant à promouvoir la participation pleine, égale et significative des femmes aux processus de paix et de prise de décision.
À l'en croire, la participation des femmes ne constitue pas seulement une exigence de justice ou d'égalité, elle est un facteur déterminant de l'efficacité et de la durabilité des processus de paix. Elle n'a pas manqué de souligner : " ce principe est consacré par la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies et l'agenda Femmes, Paix et Sécurité, qui invitent les États à garantir la participation pleine, égale et significative des femmes à toutes les étapes de la prévention, de la résolution des conflits et du dialogue politique".
Pour rappel, le 17 juillet 2026, au sortir d'une rencontre tenue à la Cité de l'Union africaine avec les confessions religieuses, le Président de la République a donné son accord pour l'organisation d'un dialogue national dit " inclusif ". Cette décision marque une étape importante dans la volonté des plus hautes autorités de favoriser un cadre de concertation entre les différentes forces vives de la Nation, a-t-elle ajouté.
Dans ce contexte, les femmes politiques, quelle que soit leur appartenance (majorité, opposition ou société civile), ont un rôle essentiel à jouer dans la consolidation de la paix, la cohésion nationale et la gouvernance inclusive.
Mathy MUSAU