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Pont Lunda Bululu : vivement des travaux pour éviter son écroulement
Le spectacle qu’offrent les routes de Kinshasa est tout simplement désolant. En dépit des efforts consentis par le gouvernement pour la réhabilitation de certains tronçons routiers , la situation de la voirie de la capitale reste cependant préoccupante. Les conséquences de cet état de choses sont très perceptibles après la tombée des pluies où on enregistre des inondations catastrophiques avec des dégâts matériels importants et souvent mort d’hommes.
Le cas le plus préoccupant actuellement et qui doit interpeller les autorités chargées des infrastructures routières est celui du célèbre pont Lunda Bululu, jeté sur la rivière Makelele, et qui fait la jonction entre les communes de Bandalungwa et de Kintambo. Portant le nom de l’inoubliable ancien Premier ministre Lunda Bululu, premier chef du gouvernement post dictature mobutienne et qui a ouvert le processus de démocratisation dans l’ex Zaïre, cet ouvrage a été construit en 1991. Il a permis de mettre fin aux inondations de la rivière Makelele qui causaient des pertes en vies humaines et des dégâts matériels à chaque tornade à Kinshasa. Les plus meurtrières, on s’en souvient, c’est celles de 1990 qui ont poussé le gouvernement de l’époque à déplacer les survivants sur le site actuel de Mpasa qui, en ce moment-là, paraissait très éloigné du centre-ville de la capitale.
Depuis sa construction, 32 ans après, cette infrastructure n’a jamais subi un quelconque entretien. Des années durant sable, ordures et tous les détritus se sont accumulés jusqu’à atteindre pratiquement aujourd’hui la hauteur du pont proprement dit. En tout cas, si rien n’est fait dans les semaines à venir, les pluies diluviennes annoncées pour ce mois de mai risquent de provoquer l’affaissement de cet important et bel ouvrage qui a coûté beaucoup d’argent à la République.
Cette alerte doit réveiller les autorités
Cette alerte doit réveiller les autorités concernées de leur distraction. Mieux vaut prévenir que guérir, dit un vieil adage. Il est prudent et sage d’amorcer les travaux d’entretien dont le coût ne sera pas prohibitif au lieu d’attendre le délabrement total de ce pont dont la réhabilitation va provoquer des montants colossaux au Trésor public, sans compter les dégâts collatéraux qui seront enregistrés.
Par ailleurs, comme indiqué plus haut, la voirie de la capitale Kinshasa laisse à désirer. A l’approche des tornades qui s’annoncent, c’est le moment idéal de réaliser certains grands travaux d’entretien et de curage des caniveaux pour épargner des drames tels que ceux vécus dernièrement sur le tronçon Kinshasa-Matadi à la hauteur de Matadi Kibala. La période est propice pour ce genre des travaux étant donné que ces jours-ci la nature nous a épargné de fortes pluies.
Tronçons routiers dans un état piteux
Concernant les routes proprement dites, nous citons à titre illustratif celle qui relie le rond-point Ngaba à l’intendance de l’Université de Kinshasa et celle qui va du rond- point Ngaba au bâtiment administratif de la même institution académique. Nous y faisons allusion parce que ce site universitaire a été retenu pour l’hébergement des athlètes qui prendront part aux Jeux de la Francophonie qui se tiendront à Kinshasa au mois de juillet 2023. Ces deux tronçons sont délabrés. Leur réhabilitation exige beaucoup de temps si l’on veut faire un travail de haute facture. L’honneur du pays en dépend. Au cas contraire, les hautes instances de l’OIF risquent de mettre à exécution leur plan B qui consiste à confier l’organisation de ces Jeux au Rwanda.
INTERPELLER LES AUTORITES SANITAIRES
Dans le même registre, il sied d’interpeller la conscience des autorités sanitaires et celles en charge de l’Environnement pour qu’elles mènent une action d’envergure de lutte contre l’insalubrité indescriptible qui caractérise les marchés de fortune qui pullulent la métropole rd congolaise. C’est une grâce divine que Kinshasa ne soit pas dévasté par une épidémie au regard de la crasse dans laquelle vit sa population sans considérer la promiscuité dangereuse qui la caractérise. Dans les grands lieux de négoce de la capitale, les vivres et autres effets sont étalés à même le sol où la boue fait bon ménage avec les ordures de toutes natures.
Dans ce pays où le service d’hygiène a disparu, la population est exposée à toutes sortes de maladies endémiques. Tant qu’une campagne de conscientisation n’est pas menée pour faire prendre conscience à la population et tant que des mesures répressives ne sont pas prises contre les vendeurs inciviques et que le suivi des mesures antérieurement prises n’est pas assuré, rien ne changera et Kinshasa continuera de vivre dans sa dangereuse insalubrité avec toutes les conséquences fâcheuses qu’une telle situation peut engendrer. Muke MUKE