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Perspectives de développement de la coopération entre PEKIN et KINSHASA, François Balumuene : » La Chine est prête à partager son expérience réussie du système universitaire avec la RDC »
Ambassadeur de la République démocratique du Congo en Chine, François Balumuene Nkuna, est fier des relations diplomatiques entre Kinshasa et Pékin. Se confiant au «Forum des As», il révèle que la Chine est prête à aider la RDC à disposer d’un système universitaire ou d’un institut supérieur qui soit à même de former des talents. Le diplomate congolais invite ses compatriotes à accepter d’être formés pour le Congo et d’avoir confiance en eux-mêmes et en leur nation.
FDA : Monsieur l’ambassadeur, vous êtes à votre deuxième année de représentation de la RDC en Chine. Pouvez-vous éclairer vos compatriotes sur vos realisations dans ce pays d’accueil ?
François Balumuene Nkuna : Je viens, en effet de réaliser deux ans dans ce poste ici en tant qu’Ambassadeur. A peine nommé, je me suis mis à la tâche. La première et la plus importante était la réorganisation des services de l’ambassade qui était quasiment abandonnée. Nous avons replacé les hommes dans les sections qu’il fallait. Nous avons eu l’apport du gouvernement pour réhabiliter en grande partie ou totalement la résidence du Chef de mission. Aussi tous les bureaux de l’ambassade. Nous avons eu aussi l’appui du gouvernement pour avoir un charroi automobile neuf de sept véhicules, dont trois payés par le gouvernement et deux payés par le fonds propre de l’ambassade. Donc aujourd’hui nous sommes parmi les ambassades les mieux côtées sur le plan organisationnel. Les services sont en train d’être numérisés pour qu’on fasse disparaître les papiers au niveau du traitement à l’ambassade.
La Chine va abriter le Focac au mois de septembre. Quel rôle jouera la RDC à cette activité si importante ?
Ce qu’il faut remarquer dans le cadre de coopération entre États du continent. Le Focac est un Forum réunissant la Chine avec 53 pays africains. Il est réellement pragmatique, même agissant. Ce que la Chine est en train de faire pour l’Afrique, aucun autre pays au monde n’a pu le faire. La Chine se considère encore comme un pays en développement. Ce que beaucoup d’analystes remettent en doute. Et de ce fait là, il est plus solidaire avec les pays africains vers lesquels il y a des transferts. Pas seulement des capitaux, mais de la technologie. Une assistance réelle non conditionnée qui prend en charge beaucoup plus de besoin réels et les besoins de transformation de l’Afrique. La Chine compte beaucoup sur l’Afrique pour arriver à l’industrialiser et à relever son niveau de développement.
Que pensez-vous de la tenue de ce forum, particulièrement pour la RDC ?
Pour la RDC, il y a plusieurs raisons qui commandent que notre présence soit effective et pratique. Nous avons une coopération très suivie avec la Chine. La Chine reste largement ouverte et met la RDC à sa place. Rappelez-vous que l’an dernier notre président a effectué un voyage d’Etat ici dans ce pays. Ce voyage d’état a engendré le relèvement de la coopération entre les deux pays. Une coopération globale de partenariat stratégique. Ce qui est très important. Et la Chine connaît la valeur de la RDC. Dans son discours à la nation du 30 juin, le Chef de l’Etat a parlé du modèle infrastructure contre minerais. Ce qui va aider la RDC à développer rapidement les voies de connexion, parce que la connectivité c’est un de grands facteurs de développement.
A propos de Inga, on ne peut pas dire qu’on est un pays en développement réel s’il n’y a pas d’énergie suffisante pour permettre la transformation des produits industriels de minerais et de tous les produits agricoles, sachant que la RDC dispose d’un potentiel énorme. Le président l’a dit à plusieurs reprises, il est temps maintenant que le sol prenne la revanche sur le sous-sol et que le potentiel congolais soit à même de nourrir plus de deux milliards d’habitants sur la planète. Donc, le Congo c’est une puissance en devenir et le deviendra.
Dans une réunion à laquelle j’ai assisté à Senzen, un opérateur a laissé entendre qu’aujourd’hui le monde a le focus sur l’Afrique. Et l’Afrique a le focus sur la RDC. Autrement dit la RDC a une vocation naturelle d’être la locomotive du développement du continent africain. Nous devons en être fiers, mais nous devons travailler comme les Chinois. Travailler beaucoup et dure pour transformer notre pays et en faire la locomotive du continent africain.
Quels sont, selon vous, les perspectives de développement de la coopération entre la Chine et la RDC ?
Je m’attends à voir beaucoup plus que nous aider à la formation des talents. C’est un problème très sérieux nous avons eu jusqu’ici une formation du genre généraliste, il faut que le système d’enseignement change. Pour ce faire, la Chine est tout à fait prête pour nous aider à disposer d’un système universitaire ou d’institut supérieur qui sont à même de former des talents. Quand on forme des talents, ces talents sont à mesure de trouver des solutions dans les divers secteurs où ils évoluent. Ce qui nous manque aujourd’hui, on a des licenciés généralistes en beaucoup des sciences humaines. Mais, nous n’avons pas des techniciens, des cadres techniques et scientifiques en même de chercher et de trouver des solutions à nos divers problèmes. Nous demandons aux amis Chinois d’augmenter le nombre de bourses et des échanges entre professeurs et des chercheurs pour que nous puissions acquérir petit à petit des connaissances pratiques pour la transmission de notre pays.
C’est vrai que vous avez fait beaucoup déjà durant votre mandat, deux ans. Quels sont les défis que vous avez rencontré dans votre mission pour améliorer les relations bilatérales ?
Le plus grand défis, c’est je trouve mal, le peuple congolais a perdu confiance en lui-même, même parfois à sa nation. C’est le plus grand défi que nous devons relever. Il faut que les Congolais soit formé pour le Congo, connaître le Congo en profondeur, l’aimer et être prêt à mourir pour la nation. C’est un grand défi, il faut que les Congolais prennent soin de cette immense terre que nous donner Dieu avec tout ce qu’il faut pour en faire la plus grande puissance économique d’Afrique. C’est le plus grand défi voilà. Il faut y croire, mais il faut y croire avec force et travailler pour sa réalisation.
Propos recueillis par Tricya MUSANSI depuis Beijing