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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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Pays-solution ou pays aux problèmes sans solution ?
Problème. Qui ne se souvient ? Toute une leçon à l’école primaire. L’enjeu était de trouver la réponse. En jargon consacré, la solution.
Avec l’enjeu existentiel lié au climat, voilà la RDC enfiler le costume de « pays-solution« . Non sans raison. Propriétaire à plus de 60% du bassin du Congo, le pays de Lumumba fait partie de l’un de trois « poumons » du monde.
Pays-solution, ça tombe donc sous les sens. Le problème, c’est que l’on peut être une solution pour la terre entière et demeurer un problème pour soi-même. Telle est l’énigme rd-congolaise. Un paradoxe aussi vieux que la citation de Jules Cornet selon laquelle « le Congo est un scandale géologique« . Dressé fin XIXème siècle, ce constat du géologue belge n’a pas pris la moindre ride. C’est que le Congo a toujours été un pays-solution. L’uranium, le diamant, le cuivre, le cobalt, le coltan et last but not least le lithium ! Autant de minerais hyper stratégiques qui ont fini de faire coller à la peau du Congo le statut enviable de « pays-solution » non sans faire des envieux.
Pays-solution, la RDC l’a toujours été. C’est même sa vocation. La question, façon Cicéron dans les Catilinaires, est celle de savoir jusqu’à quand le Congo demeurera un « pays-solution » sans solutionner ses propres problèmes. Un pied de nez au passage à Albert Einstein pour qui « tout problème a sa solution« .
Le risque donc est de voir Kinshasa se contenter une fois de plus -et même de trop- de la politique de proclamation ou d’affichage avec sa nouvelle mascotte « pays-solution« . Et d’aller de sommet en sommet sans que cet atout ne profite réellement aux Congolais.
Moralité, la solution au problème congolais, c’est qu’avant d’être véritablement un « pays-solution« , il importe de cesser d’abord d’être un « pays-problème« . Telle est notre problématique. José NAWEJ