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Muzito déconseille la convocation de l’électorat sur base d’un fichier provisoire
L’initiateur de Nouvel Élan, Adolphe Muzito, désapprouve une répartition des sièges altérée par un fichier électoral partiel. Il l’a fait savoir, hier mardi 30 mai au cours d’une conférence de presse. Face aux médias de la capitale, le Premier ministre honoraire explique que ce fichier électoral en l’état actuel ne permet pas de servir de base à la répartition des sièges ni de convoquer l’électorat pour les scrutins du 20 décembre prochain.
Nouvel Elan, la formation politique chère à Adolphe Muzito l’a signifié dans une correspondance au Speaker de la Chambre basse, Christophe Mboso, lui demandant de surseoir l’examen en cours de la loi portant répartition des sièges en attendant un enrôlement complémentaire des électeurs dans les territoires non encore couverts par cette opération. Il s’agit de Kwamouth dans la province de Mai-Ndombe ainsi que Masisi et Rutshuru, dans le Nord-Kivu.
Dans ce courrier dont le contenu a été révélé à la presse par le Secrétaire général de Nouvel Élan, Blanchard Mongomba, et expliqué un peu plus en détail par l’initiateur du parti lui-même, Muzito démontre que le corps électoral de 43. 945.891 d’électeurs ne concerne que les provinces où a eu lieu l’enrôlement des électeurs et ne devrait pas être extrapolé sur l’ensemble du pays.
Le leader de Nouvel Elan explique que la Centrale électorale a retenu un corps électoral provisoire tout en promettant » d’organiser des élections sur toute l’étendue du territoire national en dépit du fait que l’identification et l’enrôlement des électeurs n’ont pas eu lieu dans les territoires de Rutshuru, Masisi et Kwamouth « .
Selon Adolphe Muzito, en procédant de cette façon, il y a eu un gap de 16 sièges, soit 1.220.314 électeurs ou 2,78% du scrutin présidentiel en moins, alors que la CENI veut, avec ce gap, pourvoir tous les 500 sièges des députés nationaux.
L’ancien Premier ministre indique que les 43. 945.891 auraient été divisés par le nombre de 500 sièges oubliant qu’il n’y a pas encore eu enrôlement des électeurs dans trois territoires. Muzito est formel, cela a donc faussé le calcul pour la détermination du quotient des électeurs qui a servi de base à la répartition des sièges.
Adolphe Muzito ne s’arrête pas là. Il affirme que la répartition des sièges se serait faite sur base d’une certaine solidarité qui a fait octroyer un nombre de sièges sans base connue aux provinces partiellement couvertes par l’enrôlement.
Ainsi, Nouvel Elan explique que la province de Maindombe a bénéficié de 11 sièges, alors qu’actuellement, elle ne compte que 6.000 enrôlés ; le Nord-Kivu 47 sièges alors qu’elle ne devrait en avoir que 34. Le Nord-Kivu n’a eu que 3.026.907 enrôlés au lieu de 4.246.969.
Ces nombres de sièges auraient donc été octroyés sur base, soit d’une solidarité, soit des données déjà dépassées.
Adolphe Muzito désapprouve le retrait des sièges ailleurs pour donner aux provinces où l’enrôlement n’a pas encore touché tous les coins. Pour Muzito, c’est l’ensemble du territoire national qui se trouve pénalisé par cette façon de faire.
En conclusion, le parti de l’ancien Premier ministre note que le pays va organiser les élections avec un fichier électoral faux, sinon théorique ou fictif, mais partiel dans tous les cas. Jugeant ce fichier de provisoire, Muzito et Nouvel Elan conseillent la surséance de la convocation de l’électorat prévue le 25 juin prochain en attendant d’organiser l’enrôlement des électeurs dans les trois territoires. Ou alors recalculer le quotient électoral sur base des territoires où la CENI a enrôlé réellement des électeurs.
« Puisqu’il est prévu finalement d’enrôler le moment venu les deux provinces, cela veut dire qu’on aura un chiffre additionnel lié aux nouveaux électeurs de ce moment-là et qui va être imputé au total d’aujourd’hui qui est de 43.941.891. Par conséquent, si le chiffre des électeurs change à la hausse, et qu’on l’applique aux 500 sièges au niveau national, c’est que le quotient aussi sera aussi revu à la hausse. Par conséquent, le nombre de sièges va changer et la répartition des sièges va changer à travers certaines provinces et autres circonscriptions électorales. Nous serons dans ce cas, devant un autre fichier électoral qui naîtra du prochain enrôlement qui sont programmés.«
En un mot comme en mille, pour Adolphe Muzito, la répartition qui découle de l’actuel fichier électoral ainsi que le quotient actuel est provisoire.
La CENI, a-t-il ajouté, ne devait pas convoquer les partis politiques ou le corps électoral, le 25 juin, pour le dépôt des candidatures, dans le cadre de circonscriptions actuelles qui ne sont pas encore définitives.
L’initiateur de Nouvel Élan invite la CENI à revoir sa copie, corriger l’erreur afin d’avoir un fichier définitif. Reste à savoir si Muzito sera entendu. Le Rapporteur de l’Assemblée nationale a convoqué les députés ce mercredi 31 mai pour poursuivre les débats sur la loi sur la répartition de sièges. Didier KEBONGO