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FACE À L'AVALANCHE DES PROFANATIONS DANS LEURS ÉGLISES, Les chrétiens catholiques mobilisés pour protéger leurs paroisses
Depuis un certain temps, les églises catholiques de Kinshasa sont l'objet d'attaques perpétrées par des hommes armés, commettant des crimes abominables.
Après la paroisse St Théophile à Kimbaseke où un prêtre a été récemment blessé lors de l'agression, la paroisse Ste Agnès, dans la commune de N'djili, a été aussi victime d'une violente attaque dont les présumés auteurs étaient porteurs d'armes de guerre.
Le bilan provisoire fait état de deux jeunes gardiens blessés, plusieurs locaux entièrement saccagés et dépouillés de leurs biens de valeur ; la sacristie et l'autel vandalisés, actes constituant la profanation directe du lieu sacré. Immédiatement après, l'un des évêques auxiliaires de Kinshasa, Mgr Édouard Tsimba est descendu sur le lieu pour apporter un réconfort moral au clergé et aux fidèles de cette entité ecclésiale.
À Saint Théophile, c'est le cardinal Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa, qui s'est rendu personnellement au chevet du prélat blessé sur son lit d'hôpital. Face à ces crimes, les autorités ecclésiastiques tirent la sonnette d'alarme et appellent à une vigilance accrue de la part des prêtres et des fidèles. Le message est strict : Trop c'est trop. Les fidèles laïcs doivent se réveiller face à l'insécurité dont leurs églises sont l'objet depuis un bon bout de temps.
OÙ EST PASSÉE LA POLICE ?
Les éléments de la police nationale congolaise (PNC) semblent dépassés par ces événements. C'est pourquoi, certains fidèles catholiques estiment qu'il devient plus qu'urgent de s'organiser pour assurer la sécurité des paroisses, des mouvements et des associations de jour comme de nuit.
Cette position rentre dans la logique de la légitime défense, visant à préserver un édifice sacré : la maison de Dieu, les biens de l'Église et la sécurité des croyants. Il importe de préserver la dignité et la sacralité des lieux de prière.
Dans ce contexte, de nombreux laïcs catholiques refusent désormais de rester passifs face à cette escalade inquiétante. Il ne s'agit pas d'appeler à la violence ni au quelconque loi du Talion, mais bien de revendiquer un droit fondamental : celui de protéger les lieux de culte.
Il y a peu, un député national avait initié une question orale avec débat au VPM de l'Intérieur Jacquemain Shabani, en charge de la sécurité. Contre toute attente, les élus du peuple ont voté une proposition faite par un député, rejetant l'interpellation du numéro un chargé de la sécurité.
Muke MUKE