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OPERATION "Caravane Pas d'école publique sans banc" : Le Service national remet 600 bancs à trois écoles publiques de N'djili
A N'djili, hier mercredi 16 septembre, la joie des élèves a accompagné un geste concret en faveur de l'école publique. Le Service national a remis 600 bancs à trois établissements publics de la commune, dont l'Institut Technique Commercial (ITC) N'djili et l'Institut Yimbukulu, dans le district de la Tshangu, relançant ainsi la campagne " Pas d'école publique sans banc".
La cérémonie a pris des allures de moment symbolique. Dans les salles de classe, de nouveaux bancs-pupitres sont venus répondre à une réalité quotidienne : le manque de mobilier scolaire. Pour les bénéficiaires, il ne s'agit pas simplement de bois et de métal, mais de places supplémentaires pour apprendre, écrire, rêver et construire leur avenir.
Sur instruction du président de la République, cette dotation s'inscrit dans le cadre des actions menées par le Service national en faveur de l'amélioration des conditions d'apprentissage. Une mission qui se poursuit parallèlement à l'engagement des "bâtisseurs de la nation " dans les travaux d'assainissement de Kinshasa, confiés au Service national dans le cadre de la Task Force présidentielle.
DES BANCS FABRIQUÉS PAR DES EX-KULUNA
Devant les élèves et les responsables de l'ITC N'djili, le commandant du Service national, le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, a voulu donner un sens particulier à ces bancs. Selon lui, leur valeur réside aussi dans les mains qui les ont fabriqués.
" Chers élèves et bénéficiaires, les bancs que vous recevez aujourd'hui ont été fabriqués par des jeunes comme vous dans les ateliers du Service national. Ces jeunes étaient autrefois appelés kuluna. Ce sont ces jeunes qui sont passés par l'encadrement, la formation ainsi que la transformation au Service national. Aujourd'hui, ils sont appelés bâtisseurs de la nation et contribuent à l'amélioration de vos conditions d'apprentissage ", a déclaré le lieutenant-général Kasongo Kabwik.
Au-delà de la fabrication des bancs, ces jeunes sont également mobilisés dans plusieurs chantiers publics, pour la construction notamment d'écoles et d'hôpitaux, ainsi que dans les opérations d'assainissement de Kinshasa.
UNE REPONSE À UN BESOIN CONCRET
Dans les écoles bénéficiaires, la dotation est perçue comme une réponse à un besoin concret. Les bancs doivent permettre aux élèves de suivre les enseignements dans de meilleures conditions et offrir aux enseignants un environnement de travail plus favorable.
Une responsable scolaire a salué un geste qui, selon elle, intervient face à un besoin criant en matériel scolaire. "Ces gestes hautement patriotiques et en preuve de solidarité viennent de répondre à un besoin criant en matériel scolaire. Ils témoignent de l'engagement du Service national à soutenir l'éducation de la jeunesse congolaise ", a-t-elle souligné.
" Ces bons pupitres permettront non seulement l'amélioration des conditions d'apprentissage de nos élèves, mais aussi le renforcement de la motivation de nos enseignants qui œuvrent au quotidien dans un contexte purement déplorable. "
À N'djili, l'image restera forte. Au milieu des enfants, le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik a été entouré d'une jeunesse debout, joyeuse et reconnaissante, reprenant en chœur des refrains familiers aux Kinois.
Pendant que les voix montaient, les bancs prenaient place dans les salles de classe. Une scène simple, mais lourde de symbole : ici, la jeunesse ne demandait pas seulement une place pour s'asseoir. Elle recevait les moyens de continuer à apprendre. Car derrière chacun de ces 600 bancs, il y a désormais une place pour un élève, une ligne à écrire, une leçon à apprendre et, peut-être, un destin à construire.
Jérémie ASOKO