Dernière minute
Société
Ata na lifelo toko samba kaka". Cette phrase en lingala se traduit littéralement par : " Même en enfer, nous allons quand même plaider [notre cause].
Dans un sens plus imagé, cela signifie qu'on ne compte pas se laisser faire ou se taire, peu importe la difficulté…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Avocats Sans Frontières (ASF) a lancé un projet d’assistance judiciaire à la prison centrale de Makala. Cette initiative permettra aux ONG locales travaillant avec AVS…
Étranger
L'Autriche a salué mercredi les efforts déployés par le Maroc en faveur du développement d'un nouveau modèle de coopération Sud-Sud, soulignant l'importance de promouvoir la coopération…
Nation
Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en RDC et chef de la Mission de l’organisation des Nations Unies pour la stabilisation du Congo (Monusco), James Swan, a passé en…
Lutte contre les «intouchables » de la République : Le VPM Peter Kazadi sur les pas de Mbelu Biosha !
Fini avec les intouchables qui échappaient aux lois communes qui jugent de la responsabilité des hommes à l’aune de leurs actes. Peter Kazadi, vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité et Affaires coutumières, a donné un bel exemple en relevant Gentiny Ngobila de ses fonctions de gouverneur de Kinshasa, en dépit de la résistance du désormais ex-numéro un de la ville à sa hiérarchie.
La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a annulé notamment pour fraude et corruption la totalité des suffrages obtenus par 82 candidats dont Gentiny Ngobila. De quoi donner de la matière à la justice qui, par l’entremise du procureur général près la Cour de cassation, s’est saisie de l’affaire et a obtenu de l’Assemblée provinciale de Kinshasa (APK) l’autorisation de poursuivre le leader de l’ACP.
A l’aune de cette autorisation de l’APK, le VPM Kazadi a châtié Ngobila, quoi que ce dernier clamait à haute et intelligible voix, en guise d’immunité, sa « proximité » avec le Président de la République, Félix Tshisekedi. Une attitude aux antipodes de la vision du Chef de l’Etat. Une posture déjà combattue par Jean-Hervé Mbelu, alors Administrateur général de l’Agence nationale des renseignements (ANR).
L’histoire retiendra que Jean-Hervé Mbelu, aux commandes de ce service d’intelligence, a lutté contre ces « intouchables ». Mais pas que. Il a même réussi à les écrouer. Sauf que les différentes affaires, suscitées grâce à la vigilance de Mbelu, animé par le seul souci de nettoyer la cour présidentielle, ont fait flop une fois confiée à la justice.
Les cas François Beya et Fortunat Biselele sont les plus emblématiques. Ces deux personnalités, réputées « toutes-puissantes » dans le pré-carré du Président Tshisekedi, avaient été cueillies au terme des enquêtes menées en toute indépendance par l’ANR, soit à son initiative soit à la demande du Président de la République.
Ces enquêtes ont le mérite d’avoir fait tomber les masques, tout en révélant des « Judas » dans le sérail du président Tshisekedi.
Alors que l’opinion avait salué ce travail de nettoyage, des détracteurs de Mbelu avaient versé dans le mensonge, tentant de faire croire qu’il s’était agi d’un règlement de comptes. Pourtant, dans sa démarche, le barbouze en chef, exempt de tout reproche, avait mis un point d’honneur sur le respect des procédures et des prérogatives des différentes institutions du pays, matérialisant on ne peut plus encore le « caractère humanitaire » des services de sécurité et des renseignements congolais tel que voulu par le Président Tshisekedi.
Les différentes personnalités cueillies à l’ANR, y avaient été détenues le temps d’être entendues en débat contradictoire sur base des renseignements collectés pendant les enquêtes. Par la suite, elles avaient été placées à la disposition de la justice pour établir ou non leur culpabilité.
En outre, les enquêtes de l’ANR sous Mbelu, ont le grand mérite d’avoir évité le pire au pays, sa sécurité et sa sûreté ayant été durement éprouvées. Elles ont également le mérite d’avoir délivré le Président de la République d’une infiltration dangereuse pour la survie de la nation.
La justice, comme ne l’a cessé de déplorer le Président Tshisekedi, a empêché le pays de capitaliser le travail des fourmis réalisé par Mbelu et ses hommes, faisant preuve de laxisme dans le traitement des dossiers si sensibles qui lui ont été soumis.
Pas assez toutefois pour oublier l’héritage de Mbelu à l’ANR, qui se résume notamment par l’humanisation des services des renseignements et de sécurité ainsi que le respect des procédures légales et des prérogatives de chaque institution.
Environ six mois après son départ de l’ANR ainsi que la « vaine polémique » autour de la prétendue règlement de comptes, les faits, têtus depuis la nuit des temps, ont aujourd’hui donné raison à Jean-Hervé Mbelu qui a lutté contre le régime des hommes puissants pour préserver la République de tout danger voire toute souillure.
Peter Kazadi, qui s’est inscrit dans cette même lignée que Mbelu, a défenestré Gentiny Ngobila de l’Hôtel de ville de Kinshasa malgré l’insubordination de ce dernier, visiblement entêté et apparemment déterminé à humilier tout un gouvernement du pays.
A l’instar de Mbelu, qui a compris qu’il faut dépassionner les débats liés à la souveraineté et à la dignité des institutions du pays, Peter Kazadi s’est assumé et a pris le taureau par les cornes pour mettre fin à la rébellion de Ngobila contre la République et imposer Gérard Mulumba, dit Gecoco, à la tête de la capitale. Ainsi sonna le glas d’une aventure voire d’une confusion qui n’avait que trop duré.
Dans le discours inaugural de son second mandat à la tête de la RDC, le Chef de l’État Félix Tshisekedi a pris le pari de rectifier les erreurs du passé pour garantir les intérêts du peuple congolais. Comment y parvenir tant que les proches collaborateurs et autres représentants de son pouvoir n’auront pas réussi à changer leurs comportements défiant l’autorité publique au point de vouloir trahir?
Jusqu’à présent, le haut fonctionnaire en RDC ou un proche collaborateur du Président de la République étaient considérés comme des personnages à qui il était impensable de demander des comptes sur leurs actes administratifs. Sur les pas de Mbelu, le VPM Peter Kazadi tente de mettre fin aux intouchables, éventuellement responsables mais jamais coupables. FDA