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Lutte contre le changement climatique : La BAD s’engage à financer plusieurs projets en 2024
Le changement climatique s’avère être un véritable fléau humanitaire contre lequel il faut mener une lutte sans merci pour la survie de la planète. Prenant la mesure de ce danger, la Banque africaine de développement (BAD) s’est engagée à financer plusieurs projets en 2024 et d’investir dans le secteur des énergies renouvelables, en Afrique. Cette nouvelle tombe à point nommé parce qu’intervenant après les travaux du Comité des partenaires (COP) tenus à Dubai, aux Emirats arabes unis. Cette décision est également l’expression de la détermination du directeur général de cette institution financière africaine qui, depuis son avènement à la tête de cette banque, a fait de la lutte contre le changement climatique un de ses chevaux de bataille.
Le réchauffement climatique et la croissance de l’économie verte sont des défis mondiaux auxquels la BAD accorde une part importante dans son portefeuille. De manière particulière, cette banque a considérablement accru l’accès au financement climatique en faveur des pays africains à faible revenu, dans l’objectif de disponibiliser 25 milliards de dollars américains à l’horizon 2025.
La BAD et le Centre mondial sur l’adaptation se sont accordés pour mobiliser conjointement 12,5 milliards de dollars américains supplémentaires pour galvaniser et intensifier les actions en faveur de la résilience climatique. Ils réalisent cette activité par le biais du Programme d’accélération de l’adaptation en Afrique qu’ils ont mis en place à cet effet.
L’objectif est d’intensifier les actions de résilience climatique en trouvant des solutions innovantes éprouvées aux problèmes survenus suite à la pandémie de Covid-19, aux perturbations climatiques et à la crise économique mondiale.
La BAD travaille en en étroite collaboration avec d’autres banques multilatérales de développement pour faire avancer le programme commun d’alignement avec l’Accord de Paris.
Le nouveau cadre stratégique de cette institution qu’elle soutienne et fasse progresser activement une transition juste et résiliente au climat vers un avenir décarboné en Afrique au cours de la décennie 2021-2030.
Tenant compte du fait que les organisations de la société civile revêtent une grande importance, la BAD s’engage auprès d’elles pour lutter contre la pauvreté, les conflits intercommunautaires, la fragilité, le changement climatique, les inégalités et d’autres crises , et créer des solutions durables en faveur des populations vulnérables.
Vaut mieux prévenir que guérir
Les conséquences du changement climatique sont de plusieurs natures. Il y a notamment des inondations dues aux pluies diluviennes, telles que la ville de Kinshasa vient de vivre ces derniers mois.
Suite aux tornades qui sont tombées, les eaux du fleuve Congo sont soties de leurs lits pour se déverser sur des quartiers résidentiels de quelques communes de la capitale. Les quartiers Kingabwa , dans la commune de Limete, et Kinsuka, vers la baie de Ngaliema , ont été les plus touchés par cette calamité naturelle.
Beaucoup d’habitants, victimes de cette crue du fleuve, ont été contraints de quitter leurs habitations pour se réfugier ailleurs. L’accès par des véhicules aux lieux de résidence étant devenu impossible, les pirogues sont devenues des moyens de transport auxquels ces infortunés ont recours. On croirait vivre une époque médiévale au vu des images transmises par la magie des NTIC.
Au regard de ce que la ville de Kinshasa a connu, il y a de quoi applaudir de deux mains cette décision de la BAD, dans la mesure où elle s’attaque au fond du problème que constitue aujourd’hui le réchauffement climatique. Celui-ci part de l’émission des gaz à effet de serre à la déforestation.
Si des projets à caractère économique sont créés pour réduire très sensiblement les activités qui perturbent dangereusement le climat, il y a lieu de soutenir de telles initiatives. Car, il est mieux de protéger les populations en trouvant des solutions en amont que de leur venir au secours lorsque les dégâts matériels et humains sont déjà là, peut-être impossibles à résoudre. Muke MUKE