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L’UE disposée à aider la RDC
Le vice-ministre de la Justice, Amato Bayibasire, a eu, hier jeudi 14 avril, une séance de travail avec une délégation de l’Union européenne, conduite par son senior advisor. Gilles De Kerchove pilote un projet destiné à aider de nombreux pays dans la prévention du blanchiment d’argent et dans la lutte contre le financement du terrorisme.
Ce projet, dénommé « Facilité globale « , est destiné à aider les Etats soumis au contrôle du Groupe d’action de financement international (Gafi) et les institutions régionales spécialisées dans la prévention du blanchiment d’argent, dans le monde, à lutter contre le financement du terrorisme.
« La Facilité globale » est un projet de l’Union européenne qui a pour objectif d’offrir des services pour tout type d’aides. Notamment dans l’élaboration des législations et dans la formation pour répondre aux besoins réels, en vue d’être en conformité avec les exigences de Gafi.
Cette délégation est en République démocratique du Congo à la demande du gouvernement congolais, à travers le ministère des Finances pour mettre en œuvre un plan d’action qui a été mis sur pied par la Cellule nationale des renseignements financiers (Cenaref) de la RDC, a déclaré Gilles De Kerchove.
Dans ce plan d’action, il y a beaucoup de mesures qui dépendent du ministère de la Justice. Notamment dans la supervision et la régulation de toutes les Ong et Asbl qui sont nombreuses en RDC. C’est aussi la chaîne pénale dans laquelle sont inclus la déclaration de soupçon par une banque dans une opération où il y a quelque chose d’illicite, le blanchiment d’argent, l’enquête par la police, la poursuite par un magistrat, la condamnation par un juge…
« Avec le vice-ministre, nous avons discuté des moyens d’aider la RDC et particulièrement le ministère de la Justice, à améliorer la chaîne pénale, la régulation et la supervision des ONG et des ASBL, et éventuellement améliorer la coopération internationale par l’entraide pénale et l’extradition« , a expliqué Gilles De Kerchove.
C’est possible que le blanchiment d’argent passe par les ONG et les ASBL, a-t-il nuancé. « Il faut, dès lors, éviter le blanchiment et le financement du terrorisme dans l’Est de la RDC, confronté à des groupes armés qui produisent des montants illicites, pouvant éventuellement être blanchis par ces organisations.
Il pourrait y avoir du financement d’organismes terroristes tels que les ADF. Il faut donc être vigilants. Je ne dis pas que la RDC utilise un fort abus, mais le Gafi insiste beaucoup pour que le dispositif soit suffisamment serré. «
Le dispositif actuel de la RDC est important pour combattre ce phénomène. Mais le Groupe d’Action contre le blanchiment d’Argent en Afrique Centrale (Gabac) qui est une entité régionale, a évalué le pays et souhaite qu’elle fasse des progrès dans cette direction. Rocco NKANGA